La politique d'asile toujours très contestée à Vottem

La famille Gashi est d'origine serbe. Elle a fui les zones de combats lors de la guerre des balkans, mais, parquée dans des campements, elle a subi les discriminations dont tous les Roms souffrent dans ces contrées.

Une fille est née dans cet exil mais elle est lourdement handicapée. Elle est atteinte de convulsions, de crises d'épilepsie. La mère, qui élève seule ses trois enfants, décide alors de venir dans notre pays, rejoindre sa sœur et des cousins. Depuis son arrivée, voici huit ans, ses demandes d'asile puis de régularisation ont été refusées. Elle s'est pourtant parfaitement intégrée : elle parle le néerlandais, puisqu'elle a vécu en Flandre avant de rejoindre la région liégeoise. Ses deux garçons ont suivi des études secondaires et sa gamine a été soignée. Une maladie orpheline, une très rare mutation du chromosome 7, a pu être diagnostiquée.

La famille Gashi est cependant menacée d'expulsion. Son dernier espoir, c'est une requête dit "neuf bis" qui permettrait de rester sur le territoire belge pour raison humanitaire. L'office des étrangers est occupé à l'examiner. D'où une pétition, lancée par un comité de soutien, pour qui le cas de la famille Gashi illustre les dérives extrêmes d'une politique d'immigration qui n'en finit pas de se durcir.

 

Michel Gretry

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