La plus belle prairie de Wallonie en 2016 est à Havinnes

La plus belle prairie de Wallonie, ce sont deux coteaux séparés par un grand saule-pleureur et longés par une haie de pruneliers. Située sur l'exploitation de Vincent Delobel à Havinnes, cette prairie a avant tout retenu l’attention de la FUGEA et de Natagora grâce à la grande diversité de sa flore.

"On y retrouve des graminées et des légumineuses comme le trèfle", nous explique Vincent Delobel, éleveur de chèvres bio, "Il va enrichir le sol et nourrir les autres plantes et il est une bonne source de protéines pour nos animaux. Grâce au trèfle, on ne doit pas acheter de soja par exemple. On retrouve aussi toute une autre catégorie de plantes qui, elles, ont des systèmes racinaires et des feuillages différents qui vont donc apporter des vitamines et des éléments minéraux".

Un sol riche et sain

Une diversité qui permet un sol de qualité. Pour s’en rendre compte, il suffit de creuser. Avec sa bêche, l'éleveur retourne une motte de terre et nous montre qu'elle est bien noire : "Ça veut dire qu’il y a beaucoup de matière organique dans le sol. Ça va aider à stocker du carbone, mais aussi à pérenniser la fertilité de la prairie : l'herbe va pouvoir repousser plusieurs fois sur l’année", précise Vincent Delobel.

Une exploitation bio, 100% autonome

Le prix récompense plus largement l’exploitation du jeune éleveur. Dans son étable, la traite des chèvres se fait au son de la musique classique pour plus de relaxation. Depuis 1997, la famille est passée d'un élevage laitier intensif à l’élevage de chèvres bio, 100% autonome.

"On essaie de parvenir à produire et à élever nos animaux sans antibiotique ni vermifuge, sans pesticide ni engrais chimique", nous confie l'éleveur, "On essaie de se baser au maximum sur le fonctionnement des animaux et de travailler avec eux plutôt que de toujours vouloir essayer de corriger le tir".
 

Un jeune éleveur engagé et motivé

Pour des prairies de qualité, Vincent Delobel veille aussi à varier les pâturages. Sur son vélo, il mène les chèvres d'une prairie à l'autre pour laisser reposer les sols. Un éleveur engagé qui collabore avec ses collègues et les universités pour développer ces terres riches, source de la bonne santé de ses animaux.

Le jeune homme s'est d'ailleurs formé aux Pays-Bas pour un master en développement et innovation en agriculture. Une équipe de l'émission Alors on change l'avait alors suivi. Retrouvez cette séquence en images ci-dessous.

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