La plateforme collaborative d'aide à domicile Helpper arrive à Bruxelles

Capture d'écran du site internet: https://www.helpper.be/fr/
Capture d'écran du site internet: https://www.helpper.be/fr/ - © Tous droits réservés

"Helpper met en contact les personnes qui cherchent de l'aide à domicile pour des tâches quotidiennes, avec des habitants du quartier prêts à aider qui veulent gagner quelque chose" est le concept de cette plateforme d'aide rémunérée entre "voisins".

Après Anvers et Gand, la plateforme collaborative arrive en Région bruxelloise, a annoncé mercredi son fondateur François Gerard lors d'une conférence de presse à Neder-Over-Heembeek, en présence de la ministre de la Santé publique Maggie De Block et du bourgmestre de Bruxelles Philippe Close.

Concrètement, toute personne en perte d'autonomie qui a besoin d'aide à domicile (un "helppie") peut s'inscrire sur le site internet de l'application. Les personnes souhaitant apporter leur aide (les "helppers") peuvent faire de même.

Via un chat, celles-ci peuvent entrer en contact et organiser l'aide concrète (faire les courses, cuisiner, promener le chien, etc.). Les "helppies" paient une rémunération de 9 euros de l'heure. De cette somme, les "helppers" perçoivent 7 euros nets d'impôts, grâce à la législation belge sur l'économie collaborative.

L'objectif: rendre l'aide à domicile "accessible à un maximum de personnes

L'initiative fait suite à une histoire personnelle du fondateur. "Mon père a été atteint de la maladie de Charcot, une affection neurologique dégénérative. Avec ma famille, nous avons constaté que de nombreuses tâches quotidiennes devenaient de plus en plus complexes. C'est de cette expérience qu'est venue l'idée de rendre ces services accessibles à un maximum de personnes."

"On a besoin de ce genre d'initiatives", a lancé Maggie De Block, qui a défendu la loi sur l'économie collaborative, mieux connue sous le vocable des "500 euros défiscalisés". "La plateforme Helpper n'entre pas en concurrence avec les services prodigués par les professionnels de la santé. Elle apporte un complément."

"Il ne faut pas avoir peur des évolutions technologiques lorsque celles-ci sont bien encadrées", a pour sa part fait valoir Philippe Close. "Tant mieux si on peut compter sur la participation citoyenne."

Helpper emploie six personnes et une septième est en voie d'être engagée. La plateforme compte actuellement quelque 1.000 "helppers" pour 470 "helppies". Avec Bruxelles, l'entreprise espère atteindre les 2.500 membres.

Dans la capitale, Helpper travaille avec Partenamut, OZ, les autorités communales, les CPAS et les organisations de soins infirmiers à domicile.

 

Ecoutez François Gerard: le fondateur de l'application

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