La pendule de Jean-Marie Louis, entre bijouterie et horlogerie

La pendule de Jean-Marie Louis, entre bijouterie et horlogerie
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La pendule de Jean-Marie Louis, entre bijouterie et horlogerie - © J-M Louis

Le style de la maison, c’est plutôt la tradition. Dans le tout petit atelier de Jean-Marie Louis, des pendules anciennes, fraîchement réparées, attendent leur propriétaire. Dans cet atelier d’Outremeuse, à Liège, le savoir-faire se transmet de père en fils. Père et fils qui portent d’ailleurs le même prénom : Jean-Marie. La constance c’est rassurant, comme le tic-tac régulier d’une horloge.

Mais il y a peu, Jean-Marie Louis, le fils, décide de sortir des clous. Réparer ne lui suffit plus. Cet artisan joaillier de formation, veut aussi inventer, créer. Cela fait bien cinq ans que l’idée lui trottait dans la tête. Mais il avait une crainte : être en retard dans ses réparations, le comble pour un horloger. Puis il se lance malgré tout. Il y a un an et demi, Jean-Marie décide de créer sa propre pendule. "Je me suis dit tant pis, au moins je serai satisfait. C’est vraiment une envie personnelle, quelque chose qui me tient à cœur".

Forme moderne, techniques anciennes

Le résultat de ses longues heures de travail, entre deux réparations, il est là, sur son établi. Une toute petite pendule, bourrée de détails et de minutie. "Elle fait entre 10 et 15 centimètres de haut. Elle a une forme que je qualifierais de moderne, mais les techniques que j’ai utilisées sont anciennes." Pas question pour cet artisan de céder aux sirènes du design épuré. "J’ai voulu intégrer des matériaux nobles comme de l’or, des rubis et des diamants."

A l’heure des horloges digitales et des montres connectées, ce travail d’orfèvre, semble évidemment un peu à contre-courant. Mais pas tant que ça, d’après Jean-Marie. "Quand on parle de pendule, on s’imagine souvent la pendule de la grand-mère et on n’associe pas ça à quelque chose qui peut être beau et moderne. Je voulais aussi un peu prouver le contraire."

Graveurs, sertisseurs et souffleurs liégeois

Pour son projet, Jean-Marie Louis, a sollicité plusieurs artisans liégeois. "J’ai fait appel à un ami spécialisé dans la gravure sur armes de chasse et à un sertisseur de pierres précieuses qui travaille aussi à Liège. Le Val Saint-Lambert m’a accompagné pour le globe. D’habitude, sur toutes les horloges, le globe est en verre. Mais ici je me suis dit, pourquoi pas le faire en cristal !"

Jean-Marie se donne encore un bon mois pour finir son horloge. Un travail désintéressé, pour l’amour du métier. Cette pièce unique trouvera sans doute sa place dans la vitrine de la petite boutique d’Outremeuse, pour attirer le chaland.
 

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