La pêche à l’aimant : une discipline avec des règles très strictes

Le principe est simple : une corde avec un aimant à l’extrémité. En le lançant dans le fond de la rivière, il permet de remonter des pièces métalliques à la surface. "C’est un aimant assez puissant" explique Bastien, pêcheur. "Il peut soulever jusqu’à 400 kilos" ajoute-t-il au bord de l’eau. Régulièrement, il pêche dans un petit cours d’eau. Objectif : faire quelques trouvailles originales comme un vélo ou des panneaux de signalisation mais surtout, dépolluer comme il peut "malheureusement, il reste le plastique que je ne peux pas pêcher avec mon aimant mais depuis que je fais cela, je trouve que le cours d’eau est plus propre" ajoute Bastien.

 

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Voici ce que Bastien a repêché le mois dernier. © RTBF

Une réglementation très stricte

En Belgique, la pêche à l’aimant est interdite sur les voies navigables, où passent les bateaux. Pour les voies non-navigables, les pratiquants doivent suivre une formation auprès de l’Agence wallonne du patrimoine (AWap) d’environ une matinée. Ensuite, chaque pêcheur doit s’acquitter d’une licence d’un montant de 40 euros par an. Enfin, toutes les pièces pêchées dans les cours d’eau doivent être recensées dans un rapport d’activité. Celui-ci est ainsi communiqué à l’AWap. " Des sites et des vestiges archéologiques sont parfois présents au fond de certains cours d’eau et donc ces sites doivent être protégés. Voilà pourquoi la pêche à l’aimant nécessite toutes ces autorisations" explique Dominique Bosquet, archéologue à l’Agence wallonne du patrimoine.

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