La pauvreté invisible peut commencer avec la perte d'un emploi

Sensibilisation à la pauvreté pour ces enfants de l'école des Eglantiers
Sensibilisation à la pauvreté pour ces enfants de l'école des Eglantiers - © Tous droits réservés

Activité inhabituelle pour ces enfants de l’école des Eglantiers à Uccle. Ce matin, ils sont réunis pour parler de la pauvreté. Une situation qu'ils ne vivent pas forcément mais qui ne les laisse pas indifférents.  Car la pauvreté, tous les enfants ou presque, l'ont croisée, dans la rue, chez un proche ou à l'école. Et lorsqu'on leur demande ce qu'ils en pensent, les petits doigts se lèvent :"Quand on est pauvre, on n'a pas assez d'argent pour bien manger", explique Maxime, six ans. "Ils n'ont pas de voiture et pas d'argent pour aller à Walibi", ajoute sa voisine Joséphine, sept ans. "Ils n'ont pas beaucoup de chance et ne doivent pas être aussi heureux que les autres", enchaîne Esther.

Dans ce quartier plutôt aisé, la direction de l'école a voulu mobiliser les enfants autour d'un thème qui concerne tout le monde. Pour Fabrice Collin, directeur de la grande section à l'école des Eglantiers/Ecureuils, ici aussi, certains enfants ont des problèmes. Il suffit d'une perte d'emploi temporaire ou de la précarité financière d'une famille monoparentale. Il faut ouvrir le regard de l'enfant sur cette pauvreté invisible.  

Sensibiliser, c'est bien mais agir, c'est mieux !

Au cours des prochaines semaines, l'école se lancera un défi. Réaliser une construction au moyen de petites briques en bois. Les 680 enfants et leur familles tenteront de réunir 30.000 euros par le parrainage de ces petites briques, explique Isabelle Knecht, la directrice de la petite section. Avec au final, un beau chèque que l'école ira déposer dans l'urne du cube de Viva For Life à Nivelles. 

Pour la sixième année consécutive, la RTBF organise l'opération Viva For Life entre le 17 et le 23 décembre. D'ici là, des centaines d'écoles (comme celle des Eglantiers), d'entreprises, d'associations vont organiser des actions pour récolter un maximum d'argent. L'an dernier, l'opération avait permit de redistribuer 4.115.000 euros aux associations qui luttent contre la pauvreté infantile. Elle toucherait un enfant sur quatre, en Fédération Wallonie-Bruxelles.

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