La nouvelle équipe de nettoyage du parc de Mariemont: 5 moutons

La fine équipe chargée de débarrasser les ruines de l’ancien château de sa végétation invasive.
La fine équipe chargée de débarrasser les ruines de l’ancien château de sa végétation invasive. - © RTBF

Si vous vous êtes baladés récemment au parc de Mariemont, vous avez peut être constaté que les ruines de l'ancien château de Charles de Lorraine avaient été clôturées. C'est même un véritable enclos qui a été aménagé dans cette partie du domaine. Le but : accueillir les nouveaux jardiniers chargés de l’entretien des lieux. Leurs particularités : ils se promènent à 4 pattes et sont particulièrement voraces.

Les 5 bêtes sont recouvertes d’un épais manteau noir et sont, paraît-il, d’une efficacité redoutable pour ce genre de tâche. Elles ont quitté leur île au large de l’Ecosse en mars dernier et résident désormais au parc de Mariemont, plus exactement dans les ruines du château de Charles de Lorraine.

Depuis leur arrivée, il y a cinq mois, elles ont déjà abattu un travail considérable. "Ils ont rongé tout le lierre qui se développait contre les ruines, commente Maximilien Deneef (éleveur). Tout le bas des ruines est désormais dégagé."

Les gestionnaires saluent également le travail de ses nouveaux agents d’entretien. Ils sont remarquables d’efficacité, nous confirme Yasmina Louis (directrice du service Espaces verts de la Région wallonne). "Ils nous économisent à coup sûr une demi-journée de tonte chaque semaine. Si on prend en compte la gestion des ruines elle-même, c’est un travail qui devrait se faire manuellement et qui prendrait des jours."

En optant pour ces nouvelles tondeuses à gazon, Mariemont renoue au passage avec sa propre histoire. "Les photos qui sont dans le musée, nous apprend encore Yasmina Louis, nous démontre qu’à l’époque de Raoul Warocqué, il y avait déjà des animaux qui paissaient dans le parc, gérant par la même occasion les pelouses. Ce n’est donc pas vraiment une nouveauté au sens historique."  Une histoire de boucle bouclée, en somme…

Charlotte Legrand

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