La militante anti-OGM de Dour souhaite aller en appel du jugement rendu à Termonde

Plusieurs militants anti-OGM s'étaient déjà rasemblés devant le tribunal à Termonde lors du premier procès en Mai 2013
Plusieurs militants anti-OGM s'étaient déjà rasemblés devant le tribunal à Termonde lors du premier procès en Mai 2013 - © Belga - Nicolas Maeterlinck

Marie Smekens a très rapidement décidé d’aller en appel du jugement, rendu hier par le tribunal de Termonde, la condamnant à trois mois de prison avec sursis pour avoir saccagé un champ expérimental de culture avec des pommes de terre transgéniques. C’était à Wetteren en Mai 2011.

Ce mardi 23 septembre,  onze activistes du Mouvement de Libération des Champs (Field Libération Movement), parmi lesquels Marie Smekens, ont été reconnus coupables par le tribunal correctionnel de Termonde, d’association de malfaiteurs et de destruction d’un champ de culture génétiquement modifiée. 

Ces militants ont été condamnés à des peines de prison allant de trois à six mois de prison avec sursis et un dédommagement de 20.000€.  Une peine plus légère que celle rendue en février dernier quand le tribunal avait condamné, par défaut, les onze militants à des peines de prison de six à huit mois de prison ferme.

Elle veut aller en appel

Les avocats de la Défense avaient alors fait opposition au jugement et avaient finalement obtenu la tenue d’un nouveau procès.  C’était hier et si Marie Smekens, qui est ingénieur agronome, a décidé d’aller en appel du nouveau jugement rendu ce mardi, c’est parce qu’il ne la satisfait qu’à moitié. 

Elle considère que dans cette affaire la violence suprême est le choix de la pratique de la culture d’OGM et non l’action de ceux qui refusent cette option.

Un acte symbolique

Les représentants du mouvement auquel participe Marie Smekens considèrent  que leur acte n’est pas une simple destruction qui relève de la correctionnelle mais un acte engagé destiné à susciter un débat de société sur l’utilisation des OGM, une utilisation pour eux aux mains de quelques technocrates et scientifiques.

Sarah Devaux a recueilli le sentiment mitigé de Marie Smekens à la sortie du tribunal.  Ecoutez ci-dessus dans son interview pourquoi elle relativise la diminution de sa peine et recentre l’ensemble du problème sur une affaire de fond.

Vincent Clérin

 

 

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