La mère infanticide de Genappe est renvoyée en correctionnelle

La chambre du conseil du tribunal de première instance du Brabant wallon a décidé mercredi renvoyer la mère en correctionnelle.
La chambre du conseil du tribunal de première instance du Brabant wallon a décidé mercredi renvoyer la mère en correctionnelle. - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

Maïté L., une habitante de Genappe qui avait empoisonné ses deux enfants avant de tenter de se suicider fin février 2016 à Genappe, ne devra pas s'expliquer devant un jury populaire. La chambre du conseil du tribunal de première instance du Brabant wallon a décidé mercredi de la renvoyer en correctionnelle. Une date de comparution devrait être fixée dans quelques semaines. Maïté L. avait empoisonné ses deux enfants dans leur domicile de la cité de la Cressonnière, à Vieux-Genappe. Sa fille de douze ans avait survécu mais son garçon de 10 ans était décédé.

En chambre du conseil, l'avocat de Maïté L., Fabian Lauvaux, avait marqué sa préférence pour un renvoi en cour d'assises, cette procédure permettant de prendre le temps nécessaire pour détailler le contexte entourant ce drame familial. Le conseil n'envisage cependant pas de faire appel de la décision de renvoi en correctionnelle, laquelle est conforme aux réquisitions du ministère public. La correctionnalisation est rendue possible par l'application de la loi Pot Pourri II.

"A ma connaissance, c'est la première fois qu'un infanticide fait l'objet d'une telle correctionnalisation. Si on ne renvoie pas en assises pour ce genre de faits, je ne vois pas pour quels autres faits on le fera encore. La chambre du conseil a reconnu une circonstance atténuante, l'absence d'antécédents judiciaires, pour correctionnaliser. Mais ce qui compte à présent pour ma cliente, c'est de pouvoir s'expliquer", indique Me Fabian Lauvaux.

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