" La Louvière est un pôle régional ! " : le coup de gueule du bourgmestre Jacques Gobert contre le nouveau schéma wallon

« Ne pas considérer La Louvière comme un pôle régional, c’est pour nous un mépris pour une ville de 80.000 habitants, 5ème ville wallonne, capitale de la région du Centre, et pour cette région qui représente 250.000 habitants ».

C’est le coup de gueule qu’a poussé cette semaine le bourgmestre Jacques Gobert lors des vœux de la Ville de La Louvière à la presse. Il réagissait au projet de « Schéma de Développement du Territoire » adopté par le gouvernement wallon, et qui après enquête publique, doit maintenant recevoir les avis des différents conseils communaux.

Ce schéma est un « un texte de référence pour penser l’avenir de la Wallonie dans un horizon de 20 ans ». Pour le gouvernement wallon, il doit servir de fil conducteur dans les choix et les priorités pour répondre aux besoins futurs de sa population. Il identifie à cette fin deux « pôles majeurs », que sont Liège et Charleroi, 5 pôles « régionaux », à savoir Arlon, Mons, Namur, Tournai et Wavre-Ottignies-Louvian-la-Neuve, et 14 pôles « rayonnants » ou « d’emploi ».

Changement de critères « en cours de route »

« Nous revendiquons d’être considérés comme un pôle régional, de façon à mettre La Louvière à sa juste place dans le paysage wallon », a expliqué le bourgmestre Jacques Gobert, qui craint que cette répartition ait des conséquences par exemple sur l’octroi de subsides dans des politiques que la région, l’état ou l’Europe voudraient mener, et qu’on attribuerait plutôt à des pôles majeurs ou régionaux, « mais aussi sur l’orientation des développements économiques qu’on donnerait plutôt à ces pôles ».

Ce qui choque Jacques Gobert, c’est qu’on ait « changé en cours de route les critères de reconnaissance » : on a notamment ajouté dans les critères le fait d’avoir une université sur le territoire, « c’est inexplicable, d’autant plus que les universités dispensent des formations dans de nombreuses villes ».

Il parle de « déni d’existence d’une ville et d’une région » et encouragera le conseil communal à se prononcer en ce sens lors de sa prochaine réunion ce lundi 29 janvier.

Mons-Borinage veut être le troisième pôle wallon

A noter que toujours par rapport à ce nouveau SDT, les bourgmestres de Mons-Borinage ont eux décidé de se fédérer en vue de porter un projet de développement territorial porteur d’avenir au bénéfice de tous les habitants de l’arrondissement.

Ils estiment en effet que leur région doit être considérée comme un pôle régional fort, le 3e en Wallonie, et que la logique territoriale de Cœur de Hainaut, qui représente 500.000 habitants, doit être reconnue et valorisée par la Région wallonne.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK