La Louvière: 200 millions pour développer NLMK

En présence du ministre wallon de l'Economie Willy Borsus, Grigory Fedorishin, président du Groupe NLMK, a annoncé d'importants investissements pour NLMK-La Louvière.
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En présence du ministre wallon de l'Economie Willy Borsus, Grigory Fedorishin, président du Groupe NLMK, a annoncé d'importants investissements pour NLMK-La Louvière. - © Jennifer Istace - RTBF

Cent millions d'euros de la part de la Sogepa (fonds d'investissement de la Wallonie). Cent autres de la part du groupe NLMK. Au total, deux cents millions seront investis d'ici 2022 dans le site de La Louvière de l'entreprise sidérurgiste russe NLMK. Grigory Fedorishin, le président du groupe NLMK a fait le déplacement à La Louvière pour l'annoncer officiellement en compagnie du ministre wallon de l'Économie Willy Borsus.

Cent cinquante millions d'euros permettront de moderniser le train à chaud (la chaîne de production) du site de La Louvière. Les cinquante millions restants seront alloués à d'autres projets. 650 travailleurs sont employés sur ce site. Les nouveaux investissements ne feront pas augmenter ce cadre, mais permettront de le pérenniser, selon la direction.

Métaux différents selon les sites

Si les sites de Clabecq et de La Louvière connaissent des fortunes diverses, c'est d'abord lié à la nature des produits qui y sont fabriqués. A Clabecq, où deux cents travailleurs ont été licenciés il y a quelques mois, on lamine des tôles pour les bulldozers et des tanks, alors qu'à La Louvière, on fournit du métal à l'industrie automobile et au secteur de la construction, marchés plus porteurs. La modernisation de la chaîne de production devrait permettre de viser des marchés de niches et plus écologiques.

Ce projet va permettre d'augmenter la production d'aciers laminés à chaud fins à très haute résistance (jusqu'à 1,2 mm). C'est en tout cas "le plus gros investissement pour le site de La Louvière de ces dernières décennies", précise Ben de Vos, CEO de NLMK International, qui voit en ce "projet novateur" "le point de départ pour nos développements futurs".

"La modernisation du train à chaud comprend l'installation d'un système d'automation à la pointe de la technologie", explique l'entreprise dans un communiqué, précisant que "le train finisseur aura trois nouvelles cages de laminage et trois autres cages modernisées, notamment avec de nouveaux moteurs. Une nouvelle table de refroidissement et une nouvelle bobineuse seront installées. Le système de traitement des eaux sera également modernisé".

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