La journée sans voitures sensibilise-t-elle les Bruxellois?

L'inauguration officielle du centre-ville en "zone 30" (ndlr: pour zone de 30 kilomètres à l'heure) a eu lieu aujourd'hui. Une inauguration faite au même moment que le lancement de la semaine de la Mobilité. Le point culminant, dimanche, est la journée sans voitures (www.dimanchesansvoitures.be).

Ce dimanche sans voiture, c'est une journée à part dans l'année, comme une sorte de respiration dans une ville livrée aux cyclistes, aux piétons et aux transports publics. A part aussi parce que les métros, trams et bus sont gratuits, ce qui n'est pas le cas les autres jours de l'année. A part parce que la région regorge d'animations et de fêtes en tous genres. Sans parler de la joyeuse pagaille qui règne sur certains grands axes, certains usagers rangeant le code de la route au magasin des accessoires.

On peut finalement se demander si l'objectif initial de sensibilisation à un usage rationnel de la voiture est bel et bien atteint. "Je ne vais pas cacher que de temps en temps il y a un peu d'anarchie, les Bruxellois sont comme ça, évidemment, déclare Bruno De Lille, secrétaire d'Etat bruxellois à la Mobilité (Groen!). C'est un grand évènement, et c'est un évènement qui aide quand même à changer les mentalités, qui montre que Bruxelles peut être une ville très agréable aussi sans voitures. Si une journée sans voitures est un évènement sans que cela se reflète dans la politique de mobilité de la Région, eh bien cela veut dire que c'est un évènement qui est agréable mais qui ne sert pas à grand-chose."

Et pour Bruno De Lille, le tout récent plan Iris 2 des déplacements traduit cette volonté régionale de réduire la part de marché de la voiture dans l'offre globale de mobilité.

Ph. Carlot - N. Nahjari

Ecoutez les propos du secrétaire d'Etat à la Mobilité, Bruno De Lille, à propos de l'idée de créer une deuxième journée sans voitures:

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