La guerre des projets d'éoliennes continue sur le plateau hesbignon

Depuis deux ans, les autorités communales ont voté un moratoire : les permis sont refusés, dans l'attente d'un cadastre wallon.
Depuis deux ans, les autorités communales ont voté un moratoire : les permis sont refusés, dans l'attente d'un cadastre wallon. - © Archive EPA

Ce mercredi soir, la société limbourgeoise NPG a présenté à la population son dossier pour un nouveau parc, près d'Avin, sur le territoire de Hannut. Le problème, c'est que la ville a décrété un moratoire parce qu'elle est saturée en moulins à vent. Un point de vue qu'elle n'est pas la seule à partager.

Dans un rayon de dix kilomètres, les Hannutois comptent une centaine d'éoliennes, installées, en projet, à l'enquête, ou en recours. Et ce n'est pas fini. Voilà pourquoi depuis deux ans, les autorités communales ont voté un moratoire : les permis sont refusés, dans l'attente d'un cadastre wallon.

Le dossier NPG introduit ce mercredi ne devrait pas échapper à la règle. D'autant que désormais, la municipalité reçoit le renfort du très officiel conseil pour le développement durable. Dans un avis rendu le mois dernier à propos de l'implantation de onze éoliennes à Villers-le-Peuplier, les experts se déclarent favorables si cette demande est considérée individuellement. Mais il est écrit noir sur blanc que si cette autorisation doit être donnée et que, concomitamment, les neuf éoliennes prévues par la société Tecteo à proximité sont également approuvées, alors, plusieurs villages vont véritablement se sentir encerclés. Nulle part, il ne serait possible de regarder un paysage d'un angle de vue de 150 degrés, sans voir de pales qui tournent.

Les hesbignons affirment qu'ils ne sont pas opposés à l'énergie verte. Mais à l'anarchie, si!

 

M. Gretry

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