La future sucrerie de Seneffe déménage avant même sa construction !

La future sucrerie de Seneffe déménage avant même sa construction
La future sucrerie de Seneffe déménage avant même sa construction - © Tous droits réservés

Déménager avant même d'être installé, ce n'est pas courant, mais c'est pourtant ce que va faire la future sucrerie de Seneffe. Elle devait s'installer sur le zoning de Seneffe-Manage, mais des soucis sont apparus au fil de l'élaboration du dossier technique et administratif. Jean-François Gosse, administrateur-délégué du bureau d'études Innovity : "D'une part, le fonctionnaire-délégué s'opposait à l'installation de nos bassins de décantation dans la zone agricole adjacente au site. Ce qui nous créait un problème technique, car installer les bassins au centre de l'usine n'était vraiment pas pratique. D'autre part, le trafic à l'intérieur de ce zoning, et surtout à son point d'entrée et sortie, était déjà important. Notre arrivée aurait causé un gros souci supplémentaire de mobilité". Enfin, des riverains avaient émis un certains nombre de critiques.

La décision a donc été prise de chercher un autre terrain, toujours avec l'aide d'Idéa. "Il était important pour nous de rester dans cette région, pour diminuer les distances par rapport aux gisement betteraviers. Et finalement, notre choix s'est définitivement porté sur un site tout proche, sur le zoning de Feluy,  à 4 kilomètres du premier, tout près de l'ancien site de BASF. 14 hectares sont réservés pour l'usine, et 10 de plus pour les bassins de décantation. Nous sommes ravis car nous sommes encore plus près d'une sortie d'autoroute et nous n'embêtons personne ! ".

Est-ce que ces soucis induisent un retard dans la cosntruction du bâtiment?  "Pas du tout, car nous n'avions pas encore lancé le dossier administratif du permis. Mais vu l'avancement décisif de ces derniers jours, nous sommes clairement passé de la phase "analyse de faisabilité" à la phase de "montage de projet, que ce soit au niveau administratif, montage industriel, commercial mais aussi financier. ce dernier point reste un beau challenge mais c'est bien parti !".

Rappellons que ce projet, d'un montant de 300 millions d'euros, est toujours prévu pour un démarrage à l'automne 2021, au début de la saison de récolte des betteraves. "L'excellente nouvelle, c'est que plus d'1/3 des betteraviers wallons ont marqué leur intérêt pour notre projet. La somme de ces déclarations d'intérêt est supérieure au tonnage minimal d'1 million 500 mille tonnes de betteraves que nous avions fixé pour confirmer nos investissements dans cette usine".

 

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