La forêt Saint-Michel Freyr accueillera un projet de gestion différenciée

Il n’y a pas besoin de partir à l’étranger pour découvrir des paysages à couper le souffle. C’est le cas dans la forêt Saint-Michel Freyr, en plein cœur du massif forestier de Saint-Hubert. Le site accueillera le projet de gestion différenciée de la forêt. Suite à un appel à candidature lancé par la Wallonie, la Fondation Pairi Daiza en devient co-gestionnaire pour 20 ans minimum, renouvelable trois fois. A la tête de la Fondation, Eric Domb, qui avait déjà tenté de lancer un projet similaire à Nassogne qui n’avait jamais vu le jour.

C’est donc un partenariat unique qui est mis en place entre la Wallonie et une fondation d’utilité publique, liées par un contrat de gestion. Le projet sera financé à hauteur de 165 000 euros, grâce aux recettes issues des contributions de chasse ou encore de la vente du bois. L’objectif est triple: re-naturer le massif forestier en restaurant les bases biologiques du fonctionnement de l’écosystème, développer un tourisme diffus et valoriser les produits forestiers tel que le bois.

Un laboratoire à ciel ouvert

De nombreuses études seront réalisées dans cette forêt de demain. Pour ce faire, le domaine sera divisé en plusieurs zones, certaines accessibles librement au public, d’autres en étant accompagné d’un guide, d’autres encore interdites d’accès.

Partenaires du projet, les universités de Gembloux Agro Biotech et l’UCL participeront à ces recherches. "Ce qu’on va notamment mettre sur pied, ce sont des observations qui permettront d’analyser à quelle vitesse la forêt peut se regénérer lorsqu’on la protège, soit définitivement soit provisoirement", explique Eric Domb à l’origine du projet. Des études qui permettront notamment de quantifier l’impact du gibier sur la flore. D’autres recherches se concentreront sur les conséquences des changements climatiques sur les phénomènes de rétention d’eau ou de tassement du sol.

Dans un environnement qui aura retrouvé une biodiversité équilibrée, les gestionnaires espèrent voir réapparaître à terme des espèces devenues aujourd’hui trop rares dans la région, comme certains papillons, libellules ou encore chauves-souris.

La promotion d’un tourisme diffus

Loin de vouloir mettre sous cloche ce poumon vert wallon, les gestionnaires du domaine forestier souhaitent inviter le public à découvrir ou redécouvrir la richesse du patrimoine biologique de la région. La forêt Saint-Michel Freyr deviendrait un exemple de ce à quoi ressemble une nature préservée.

Le tourisme se voudra respectueux et diffus, par petits groupes de randonneurs, avec l’espoir de conscientiser tout un chacun à la fragilité des écosystèmes. Des webcams seront installées dans la forêt afin de rendre ce projet proche des citoyens et de ceux qui ne pourraient faire le déplacement, de quoi observer le brame du cerf à distance.

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