La foire de Libramont, tremplin espéré pour la chèvrerie de l'Enclus

Bruno Hespel, de la chèvrerie de l'Enclus, à Amougies, dans l'entité de Mont-de-l'Enclus.
Bruno Hespel, de la chèvrerie de l'Enclus, à Amougies, dans l'entité de Mont-de-l'Enclus. - © Laurent Dupuis

La foire de Libramont débute ce vendredi. Les produits de Bruno Hespel seront présents.

Bruno Hespel, 49 ans, a lancé en 2012 la chèvrerie de l’Enclus, à Amougies, dans l’entité du Mont-de-l’Enclus, située entre Tournai et Renaix, après avoir été comptable dans une autre vie.

"J’avais envie de faire autre chose. De produire quelque chose avec des animaux. Cela a été difficile au début. Très difficile. J’ai dû tout apprendre. Je travaille tous les jours. Mais j’ai fait cela avec passion et je ne regrette absolument pas mon choix. Je dois aussi dire que je suis bien entouré. Ma femme me soutient, mon fils Valentin qui aura bientôt 19 ans m’aide bien également."

L’ancien comptable a de quoi être satisfait. Et fier du travail réalisé avec ses 64 chèvres de race poitevine.

Il a décroché le titre de meilleur fromage wallon 2017 avec le Carré de l’Enclus. Il avait déjà remporté un coq de cristal wallon en 2016, dans la catégorie des produits laitiers, pour son fromage frais de chèvre aromatisé thym-miel.

J’attends beaucoup de la foire

Cinq années après avoir changé de vie, le voilà avec ses fromages primés à Libramont. "J’attends beaucoup de la foire. Plus de personnes vont goûter mes produits. Plus de spécialistes, de commerçants aussi. Je ne veux pas me lier à la grande distribution. Je veux être maître de mes produits de A à Z. Y compris les prix. Et puis, en travaillant avec les petits commerces, je livre mes produits, je rencontre les commerçants, les consommateurs aussi qui peuvent mettre un visage sur un produit. C’est important pour eux."

"Les fromages de chèvre, une filière d’avenir"

Bruno Hespel a fait des fromages de chèvre sa spécialité. "C’est une filière d’avenir selon moi. Mais il ne faut pas oublier une chose en Belgique. Les palais des Belges ne sont pas habitués aux fromages de chèvre très typés. Il faut donc travailler le lait pour qu’il soit plus doux. Pour que les fromages soient plus doux. Il faut aussi que les acteurs de la filière caprine proposent une variété de fromages aussi grande que celle des fromages à base de lait de vache."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK