La ferme Nos Pilifs, victime du conflit linguistique?

Les policiers de Vilvorde ont déposé une plainte, car les panneaux de la ferme Nos Pilifs étaient, selon eux, non conformes
Les policiers de Vilvorde ont déposé une plainte, car les panneaux de la ferme Nos Pilifs étaient, selon eux, non conformes - © Belga Picture

La ferme sociale Nos Pilifs, située à Neder-Over-Hembeek, est confrontée ces derniers mois à des travaux de voiries. Du coup, elle a dû placer des panneaux de déviation, qu'elle a ensuite été obligée de retirer, sur le territoire flamand. Ils ont été jugés non réglementaires par la commune de Vilvorde. Ces panneaux avaient pourtant été réalisés en accord avec la Ville de Bruxelles…

L’histoire commence en avril dernier. La Ville de Bruxelles arrose Neder-Over-Hembeek de travaux de voirie et plusieurs routes sont coupées. Venir cueillir des fleurs ou emporter des paniers bio à la ferme Nos Pilifs devient alors difficile. Pour indiquer le chemin, les habitants de la ferme plantent trois panneaux de déviation sur le territoire de Vilvorde. On y lit: "Ferme Nos Pilifs". Une semaine plus tard, les policiers de Vilvorde déposent une plainte: l’association doit déterrer les panneaux sous peine d’amende. Selon la police vilvordoise, ils sont, en effet, non conformes.

Les membres de l’ASBL ne comprennent pas, car la ferme Nos Pilifs est une marque déposée et les panneaux ont été replantés avec l’accord de la Ville de Bruxelles. Dès lors, est-ce une question linguistique, quoi qu’en dise la commune flamande? Vincent Piquet, un des responsables de la ferme, trouve la situation ridicule. Pour le prouver, il sème un panneau en néerlandais dans Vilvorde, où l’on peut lire: "Boerderij Onze Pilifen". A sa surprise, le panneau a pu rester en terre jusqu’à la fin des travaux sans susciter de réaction.

Charlotte Vanye – Delphine Wilputte

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