La disparue de Wanze: une éleveuse qui se sentait au bout du rouleau

La ferme de Wanze
La ferme de Wanze - © Archive Belga/MICHEL KRAKOWSKI

Christa Claus, la femme qui a disparu de son domicile de Wanze la semaine passée en compagnie de son fils Pierre-Alexandre, s’est brièvement expliquée dans une interview aux quotidiens du groupe Sud-Presse. Selon elle, son geste n’était en rien une fugue.

Christa Claus, 46 ans, habite une ferme à Antheit (Wanze) avec son fils autiste de 9 ans. Elle doit soigner, seule, plus de 100 vaches. Elle souhaiterait revendre une partie de ses bêtes, a-t-elle expliqué à Sud-Presse. Mais l’inspection vétérinaire lui interdit de les vendre depuis 2010, parce qu’elles ne sont pas vaccinées contre la maladie de la langue bleue. Les quelques vaches que Christa Claus a fait vacciner, il y a deux ans, sont mortes. Elle pense que ces décès sont "indirectement liés" à la présence d’une ligne à haute tension à proximité de ses terres. Selon elle, "cela rend les bêtes malades. Or, c’est comme pour les humains, on ne vaccine pas quelqu’un qui est malade", poursuit-elle dans cette interview.

Par la suite, elle a acquis une autre étable à Terwagne, à 20 km de sa ferme, pour y abriter une partie de ses vaches. Donc elle doit sans cesse faire des allers et retours entre Wanze et Terwagne pour soigner ses animaux, tout en s’occupant d’un fils autiste.

Elle se sentait au bout du rouleau et a tout plaqué la semaine dernière en laissant un bout de lettre laissant craindre le pire. C’est ainsi que les autorités judiciaires ont alors décidé de déclencher la première "Child Alert". Quelque jours après, elle est rentrée chez elle, saine et sauve. Mais ses problèmes persistent. Actuellement, son fils est hébergé par des amis. Mais un proche de Christa Claus s’inquiète : "j’ai peur qu’elle craque à nouveau", a-t-il dit à Sud-Presse.

A.L.

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