La désacralisation de l'église Sainte-Catherine déplaît aux fidèles

"Les amis de Sainte-Catherine", un comité de chrétiens bruxellois s'oppose à cette désacralisation. Ils font circuler une pétition, qui a déjà récolté plus de 800 signatures. Pour ces fidèles, comme Laurent Thonon, l'église est loin d'être abandonnée.

"L’église n’est pas désaffectée, insiste-t-il. Elle ne draine certes plus les grandes foules comme dans les années 1960, mais elle attire encore au moins une communauté catholique d’au moins une cent cinquantaine de fidèles ainsi qu’une communauté de chrétiens orthodoxes d’au moins le double de fidèles. Donc, il y a encore du monde. Il y a aussi beaucoup de visiteurs en semaine. L’église n’est certes pas en très bon état, mais les coûts de rénovation et de transformation ne seraient pas très élevés pour la collectivité. Par ailleurs, le budget de la fabrique d’église est encore tout à fait positif."

La désacralisation, un phénomène qui n'est pas rare

Cette désacralisation des lieux de culte ne touche pas que l'église Sainte-Catherine. Avec la baisse du nombre de pratiquants, d'autres églises bruxelloises sont sur la corde raide. On pense à l'église Saint-Hubert, à Watermael-Boisfort, par exemple.

La décision de désacraliser une église n'est pas simple. Elle est menée en concertation entre les pouvoirs publics et les représentants de l'église. Pour l'église, cette désacralisation est l'étape ultime à son sauvetage.

Claire Jonard, responsable de la communication pour l'église catholique à Bruxelles, explique: "Le premier but, c’est de garder les églises pour le culte. Et puis d’envisager, si c’est vraiment nécessaire, une désacralisation. Mais peut-être pas toujours totale. Souvent, elle est partielle."

L'église souhaite aussi que, lorsqu'il y a désacralisation, le bâtiment conserve une fonction sociale : logement, musée ou même, pourquoi pas, des bâtiments scolaires.

Olivier Hanrion – Gaëlle Coppée – Delphine Wilputte

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