La cour d'appel de Mons confirme l'acquittement de Joseph Debrune

La cour d'appel de Mons confirme l’acquittement de Joseph Debrune
La cour d'appel de Mons confirme l’acquittement de Joseph Debrune - © JONAS ROOSENS - BELGA

La quatrième chambre correctionnelle de la cour d'appel du Hainaut a confirmé, vendredi, l’acquittement prononcé par le tribunal correctionnel du Hainaut, division de Charleroi, en faveur de Joseph Debrune, qui était poursuivi pour le meurtre d’Ida Gurdal, son ex-belle-mère. Les faits ont eu lieu la nuit du 14 février 2014 à Saint-Amand (Fleurus).

Joseph Debrune écope néanmoins de deux peines de six mois, assorties d’un sursis de trois ans, pour détention d’arme et de cannabis.

Fernando Gaggioli, le compagnon de la victime, écope de 10 mois de prison avec sursis pour coups et blessures. Il est acquitté de la tentative de meurtre.

En 2013, Joseph Debrune a été largué par sa compagne, la fille de la victime, Ida Gurdal. Ne comprenant pas, il interroge son ex-belle-mère, parfois de manière violente. Dans ce milieu gitan, ce conflit s’élargit au reste de la famille.

Le 21 septembre 2013, Joseph a déjà porté un coup de couteau à Ida Gurdal qui s’est interposée quand Debrune a voulu tuer ses chiens. Ida et son compagnon Fernando Gaggioli, menacés de mort sur les réseaux sociaux, ont alors décidé de fabriquer une lance artisanale pour se protéger de Billy, surnom de Debrune. La tension était réelle entre les parties.

Le 14 février, un hommage funèbre est rendu à un homme, à Saint-Amand (Fleurus). Joseph Debrune se rend sur place avec un ami. Une altercation éclate entre Joseph et le père d’Ida. Vers 23h30, Joseph décide de partir et échange quelques mots avec un pasteur sur un parking. Ida Gurdal arrive avec Fernando Gaggioli. Des insultes et les coups pleuvent.

Joseph Debrune, sous l’effet de la drogue, dit avoir donné un coup de couteau à Ida, en visant l’épaule, après avoir reçu un coup de lance artisanale dans le flanc droit. Ida est décédée car le coup a tranché la carotide. Le premier juge a estimé que Debrune avait agi en état de légitime défense.

L’autopsie du corps de la victime a permis d’identifier un second coup de couteau en dessous du sein droit, avec une profondeur de neuf centimètres. Lui avait une plaie profonde au thorax, côté droit.

Quant à Fernando Gaggioli, il avait avoué avoir donné le coup de lance qu’il avait lui-même fabriquée et qu’ils sont allés sur place car le père d’Ida s’était fait agresser lors de la veillée funèbre. Le couteau de cuisine placé au bout de la lance avait une lame de 24 centimètres.

Une troisième arme a été trouvée sur place, il s’agit d’une fourchette à barbecue que tenait Fernando Gaggioli.

Selon le pasteur, témoin d’une partie de la scène, Joseph Debrune s’apprêtait à partir quand une petite voiture est arrivée. Fernando Gaggioli est sorti en proférant des insultes. Ida est sortie difficilement de l’auto avec une arme, la lance, sur laquelle son sang a été retrouvé après le coup de couteau mortel. Elle a touché Joseph au niveau de l’abdomen.

La légitime défense, retenue par le premier juge, était contestée par l’avocat général. La cour a estimé qu’elle était bien réelle et que, dès lors, Joseph Debrune doit être acquitté.

 

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