La compagnie turque Pegasus Airlines s'implante à l'aéroport de Charleroi

L'administrateur-délégué de l'aéroport de Charleroi, Jean-Jacques Cloquet, travaillait depuis des mois sur ce dossier
L'administrateur-délégué de l'aéroport de Charleroi, Jean-Jacques Cloquet, travaillait depuis des mois sur ce dossier - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

C'est un très gros coup que vient de réaliser l'aéroport de Charleroi. La compagnie aérienne turque, Pegasus Airlines, va s'y implanter et développer, dès le 30 mars prochain, une liaison quotidienne vers Istanbul. De là, la compagnie proposera une correspondance pour une trentaine de destinations vers la Russie, Dubaï, le Qatar, le Liban, l’Iran ou l’Ukraine. Une petite révolution se prépare sur le tarmac carolo.

33 nouvelles destinations dans 9 pays. Le BSCA (Brussels South Charleroi Airport) n'avait plus connu pareille annonce depuis l'arrivée des Irlandais de Ryanair. A partir du 30 mars 2014, la 2ème plus grande compagnie turque, Pegasus Airlines, reliera chaque jour Charleroi à Istanbul. Pour ensuite, grâce à son hub (une plate-forme de correspondance), permettre de rejoindre des villes comme Téhéran (Iran), Doha (Qatar), Dubaï, Krasnodar (Russie), Donetsk, (Ukraine), Tbilissi (Géorgie), Almaty (Kazakhstan), Beyrouth (Liban) et de nombreuses villes de Turquie, comme Ankara, Bodrum, Diyarbakir ou Izmir.

"Maintenant, remplissez les avions"

L'administrateur-délégué de l'aéroport de Charleroi, Jean-Jacques Cloquet, travaillait depuis des mois sur ce dossier. Aujourd'hui, c'est un homme heureux. "Mon premier plaisir, c'est de pouvoir dire à toute la communauté turque qui attendait ça avec impatience que le cadeau est là. Maintenant, remplissez les avions!"

L'aéroport de Charleroi, qui accueille déjà plus de 6 millions et demi de passagers par an, voit donc de plus en plus loin. Mais les risques sont bien calculés. "Il y a une concurrence très importante, donc le but n'est pas de s'engager si l'on n'est pas sûr de réussir.", dit Jean-Jacques Cloquet. "On savait qu'avec l'importante communauté turque de toute la région, il y avait un réel potentiel. Et ça nous a permis de convaincre Pegasus de venir à Charleroi. La notoriété de BSCA est aussi de plus en plus importante. Ca a joué. On s'est classé parmi les meilleurs aéroports low-cost du monde, on a été primé. On commence donc à être connu sur la place internationale. Et je peux vous dire qu'il y a encore d'autres compagnies qui discutent avec nous. "

Les infrastructures devront suivre

En un peu plus de 20 ans, le développement de l'aéroport de Charleroi a été fulgurant. L'engouement pour les vols low-cost a fait exploser les prévisions. Et ce nouveau partenariat avec Pegasus devrait encore attirer de nouveaux passagers. Pour cela, il faudra que les infrastructures suivent. La nouvelle extension, qui coutera plus de 70 millions d'euros, est déjà prévue. L'aéroport de Charleroi espère atteindre la barre des 9 millions de passagers en 2020, et 15 millions en 2030, soit autant qu'à Zaventem.

Cédric Loriaux

 

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