La commune de Woluwe-Saint-Lambert doit se séparer de huit travailleurs

La commune de Woluwe-Saint-Lambert doit se séparer de huit travailleurs
La commune de Woluwe-Saint-Lambert doit se séparer de huit travailleurs - © Tous droits réservés

Malgré un budget 2015 en boni de 850 000 euros, la commune de Woluwe-Saint-Lambert s'apprête à licencier huit travailleurs. C’est le CPAS qui est plus exactement concerné. Pour l'opposition et les syndicats, il s'agit d'une décision incompréhensible. Le bourgmestre Oliver Maingain incrimine une conséquence de la sixième réforme de l'État.

Pour le conseiller socialiste Julien Uyttendaele, le CPAS de Woluwe-Saint-Lambert licencie parce que la majorité FDF-cdH a raboté de 10% la dotation communale prévue de 12 millions. Julien Uyttendaele ajoute qu’ils avaient "prévu un projet de budget, Olivier Maingain l’a refusé en disant qu’il fallait faire 1,2 millions d’économie. Or, pour que ce CPAS continue à fonctionner dans une situation qui est pour le moment particulièrement instable pour les CPAS bruxellois, il n’y a pas d’autre choix que de licencier huit personnes pour raison économique ?"

Pour le secrétaire régional de la CSC Services publics, Benoît Lambotte, la notion de licenciement économique ne tient pas la route pour un CPAS, car "la notion de licenciement économique dans un service public paraît absurde puisque le service public n’est pas là pour faire des économies, ni des bénéfices, mais pour rendre des services au public."

Le bourgmestre, Oliver Maingain, estime ces licenciements inévitables. La faute à la sixième réforme de l'État : "Il se fait qu’à Woluwe-Saint-Lambert on a dû céder le centre hospitalier à une autre institution à la suite de la sixième réforme de l’État. Cela nous coûte 1,5 millions d’euros par an. Tout ça nous amène à devoir réajuster les effectifs de notre personnel si nous ne voulons pas être demain en déficit ou sous plan d’assainissement."

Après négociation avec les syndicats, les licenciements sont finalement suspendus. Une concertation aura lieu pour éventuellement trouver des solutions alternatives

Philippe Carlot

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