La commune de Schaerbeek se sépare de l'épouse de Jean-Louis Denis "Le Soumis"

Le prédicateur Jean-Louis Denis.
Le prédicateur Jean-Louis Denis. - © JASPER JACOBS - BELGA

C'est une information RTBF: la commune de Schaerbeek a décidé de se séparer de Sanae L., l'épouse de Jean-Louis Denis dit "Le Soumis". La commune ou plutôt le CPAS de Schaerbeek où travaillait la femme de celui qui est soupçonné d'avoir organisé une filière d'envoi de djihadistes vers la Syrie sous couvert d'activités humanitaires. Jean-Louis Denis ainsi que plusieurs autres prévenus, dont son épouse, attendent leur peine dans le cadre d'un vaste procès qui s'est tenu en novembre dernier. Le jugement doit tomber le 29 janvier prochain.

Reste que la semaine dernière, les instances du CPAS de Schaerbeek ont pris acte de la volonté de Sanae de quitter son employeur de sa propre initiative. Embauchée depuis plusieurs années, Sanae a décidé d'introduire un certificat d'incapacité de travail définitive. Une incapacité confirmée par la médecine du travail au regard de l'implication présumée de la travailleuse dans les activités terroristes de son époux.

Deuxième cas à Schaerbeek

"Cette employée ne peut reprendre son travail en raison d'un cas de force majeure", nous explique-t-on en interne. "De toute manière, si elle devait être condamnée, même avec une peine avec sursis, il aurait été difficile pour l'institution de la garder parmi son personnel." En prenant les devants, l'employée, mère de famille et dont le mari risque la prison ferme, conserve ses droits sociaux et échappe au licenciement strict.

A ce stade, impossible de dire si l'épouse de Jean-Louis Denis a pu constituer à un moment donné une menace pour son employeur. Mais, précise Dominique Decoux (Ecolo), présidente du CPAS de Schaerbeek, "cela faisait plusieurs années qu'elle n'était plus physiquement au travail en raison de prise de plusieurs pauses-carrières."

C'est la deuxième fois depuis les attentats du 13 novembre que Schaerbeek doit se séparer d'un de ses travailleurs pour liens proches ou supposés avec des milieux radicaux. Début décembre, le collège des bourgmestre et échevins licenciait ainsi un ouvrier pour apologie du terrorisme

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