La commune de Saint-Josse s'attaque aux trottinettes partagées

Les trottinettes laissées à d'autres endroits que ceux prévus seront désormais enlevées par la commune (illustration).
Les trottinettes laissées à d'autres endroits que ceux prévus seront désormais enlevées par la commune (illustration). - © Belga

La décision du collège des bourgmestre et échevins de Saint-Josse d'interdire le rangement de trottinettes électriques sur les trottoirs de la commune est vraisemblablement illégale. S'il s'avère, après vérification, que c'est le cas, elle sera annulée, a indiqué vendredi le ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet, devant le parlement bruxellois.

Le collège de Saint-Josse-ten-Noode a décidé mardi dernier de sévir contre les trottinettes électriques partagées qui traînent sur les trottoirs en en interdisant le parcage sauvage. Des zones délimitées seront définies pour les ranger en toute légalité au niveau de la place Saint-Josse, de la place Rogier, de l'esplanade Madou et près de la station de métro Botanique. Le nouveau règlement doit encore être soumis au conseil communal.

"La décision de limiter seulement à quatre emplacements les trottinettes électriques est vraisemblablement illégale et sera annulée", a réagi vendredi Pascal Smet, interrogé à ce sujet au parlement bruxellois par Bruno De Lille (Groen).

Selon le ministre, cette mesure est semble-t-il contraire à l'ordonnance adoptée récemment par le parlement régional pour encadrer la mise sur le marché à Bruxelles de vélos et trottinettes en libre service.

Trottoirs trop étroits

Pour Pascal Smet, le vrai problème provient du fait que les trottoirs, à Saint-Josse, sont trop étroits. Le ministre a toutefois rappelé que les usagers ne pouvaient pas abandonner leur trottinette n'importe où et doivent veiller, notamment, à ne pas entraver le passage des piétons, des personnes en chaises roulantes ou déplaçant un enfant dans une poussette.

Pascal Smet s'est également montré surpris de la mesure annoncée par Saint-Josse deux semaines après que les communes eurent été invitées par courrier à signaler les problèmes pour définir le cas échéant des zones d'interdiction de rangement de ces moyens de déplacement sur de courtes distances.

Il a enfin souligné que la démarche de la commune n'était pas positive pour la réputation de Bruxelles à l'étranger.

Journal télévisé 02/01/2019

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