La commune d'Amay a décidé d'installer huit caméras de surveillance à l'école des Thiers

A Amay, l'école des Thiers a été victime d'effractions, de vols et de dégradations à plusieurs reprises au cours de la dernière année scolaire.
A Amay, l'école des Thiers a été victime d'effractions, de vols et de dégradations à plusieurs reprises au cours de la dernière année scolaire. - © Google Maps

L'établissement a été victime d'effractions, de vols et de dégradations à plusieurs reprises au cours de la dernière année scolaire. Ces faits, commis en dehors des heures de cours, ont connu un pic de fréquence et de gravité au début de l'été. Leurs auteurs n'ont pas été identifiés.

La commune a donc fini par opter pour le placement de caméras de surveillance. Un dispositif dont l'installation est soumise à des règles légales strictes.

Pour s'équiper de caméras de surveillance, une école doit toujours avoir une raison valable. Elles doivent contribuer à prévenir la criminalité ou les nuisances à l'école ou à maintenir l'ordre public. Elles ne peuvent pas servir à contrôler les élèves ou les enseignants. La loi impose aussi d'indiquer clairement leur présence

La règle de base est claire, souligne l'Autorité de protection des données : n'installez pas de caméra s'il existe une alternative plus respectueuse de la vie privée.

A Amay, c'est bien en dernier recours que le collège communal a opté pour les caméras. "On avait déjà essayé d'autres mesures, comme une barrière avec cadenas ou de fermer purement et simplement les lieux… Mais systématiquement, on réussissait toujours à revenir. C'est la raison pour laquelle nous avons opté pour un système de caméras. Elles ne seront évidemment enclenchées que lorsque le bâtiment sera vide, nous répond le bourgmestre Jean-Michel Javaux. Dans une école, c'est la première fois qu'on installe ce genre de dispositif. Nous avions déjà mis des caméras au hall omnisport mais en général, on essaie d'avoir d'autres pistes de dissuasion. Par exemple, on a remis un concierge dans notre stade pour éviter justement les caméras."

L'Athénée royal de Chênée fait figure de pionnier. Egalement confronté à des intrusions et à des dégradations, il a commencé à se doter de caméras de surveillance il y a une dizaine d'années. Elles ont eu un effet positif, explique la préfète, qui ajoute faire, en parallèle, énormément de prévention.

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