La boucle du métro à Charleroi : un projet qui a plus de quarante ans

Le ministre Chabert lors de l'inauguration du pre-métro.
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Le ministre Chabert lors de l'inauguration du pre-métro. - © Belga (Archive)

Charleroi inaugure ce lundi matin son métro enfin "complété". Depuis quarante ans, il était en projet. Les travaux avaient été commencés, des rames circulaient mais depuis les années nonante, on attendait qu'il soit terminé. Aujourd'hui, c’est chose faite même s'il n'est pas totalement conforme à celui dont on rêvait au départ.

Années soixante, Charleroi comme d'autres grandes villes veut son métro. Des plans sont faits, des plans ambitieux : une boucle centrale autour du centre-ville, huit antennes vers la périphérie, 69 stations, 52 km de lignes. Un projet à 27 milliards de FB, 700 millions d'euros actuels.

On creuse les premières stations et les premiers tunnels. En 1976, une ligne, partielle, est mise en circulation. Puis la crise des années septante passe par là. On ouvre une antenne, puis une autre, écourtée, et on reste à mi-chemin sur la boucle : au début des années nonante, celle-ci n'est construite et exploitée que sur ses deux tiers, avec des rames qui font des allers-retours. Elle cela va rester comme cela pendant vingt ans.

Aujourd'hui, la boucle centrale est fermée, et deux lignes partent vers l'extérieur, avant une troisième dans quelques mois. Grâce à la Région wallonne, une centaine de millions d'euros ont été réinvestis. 30 stations, dont un tiers souterraines sont utilisées.

En matière de travaux inutiles, il en reste quatre, vers Montigny, qui ne servent toujours à rien. Mais Charleroi ne les oublie pas. ''On va régulièrement sur ces stations, déclare Didier Gilson (directeur général des TEC-Charleroi). On observe leur état ; relativement correct d’ailleurs. Ces stations pourraient être remises en état. Mais ce sera au gouvernement wallon de se prononcer dans les prochaines années.''

Charleroi a finalement son demi-métro, au regard des rêves des années soixante. Mais c'est la "bonne" moitié, dira-ton, celle qui devrait transporter efficacement, d'ici deux ans, 10 millions de passagers au lieu des 4 millions actuels.

Alain Vaessen

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