Tournai : la 4ème édition du Ramdam Festival est ouverte

Le Ramdam Festival se déroule à Imagix Tournai du 21 eu 28 janvier
Le Ramdam Festival se déroule à Imagix Tournai du 21 eu 28 janvier - © Google map

La 4ème édition du Ramdam festival s'est ouverte ce mardi soir à Tournai. Le Ramdam, c'est le festival du film qui dérange. Des films, des courts métrages, et des documentaires "dérangeants" sont au programme. Le succès a été au rendez-vous mardi : 4 salles de cinéma étaient remplies pour le film d'ouverture "Dallas Buyers Club".

Le "Dallas Buyers Club" de Jean-Marc Vallée raconte l’histoire vraie de Ron Woodroof, un cowboy texan des années 80, adepte du rodéo, de l'alcool et du sexe. Le film commence lorsqu'il apprend qu’il est séropositif. Avec d’autres malades en quête de guérison, il va monter un club de traitement alternatif, l’obligeant à lutter contre les autorités fédérales et les firmes pharmaceutiques.

L’histoire de Ron Woodroof est remplie d’espoir, malgré la maladie qui le ronge. C’est ce qui a sauté aux yeux de Craig Borten, scénariste du film et invité du Ramdam Festival. "Un ami m’a envoyé un article de l’Independant sur Ron Woodroof. C’était très intéressant et j’ai trouvé que c’était un personnage fascinant. Donc je lui ai envoyé une lettre, il n’a pas répondu. J’ai appelé plusieurs fois, il ne répondait pas. Puis un jour il a décroché, et je lui ai dit que j’étais scénariste et que je voulais écrire un film sur sa vie", explique le scénariste.

Le film est finalement tourné et les critiques sont excellentes. Le long métrage obtient 6 nominations pour les Oscars. Un beau coup de pub pour l’ouverture du Ramdam. "On peut parler de petit coup de chance, ou alors un peu de flair. On est très heureux évidemment. Au niveau du public, cela donne plus de visibilité au film, ainsi qu'au festival. De plus, au-delà de toutes ces nominations, nous sommes vraiment convaincus de la qualité de ce film", explique Valentin Huvenne, du comité de programmation.

Soulignons dans la programmation la présence de "The Broken circle breakdown" de Félix Van Groeningen, le film belge qui est toujours dans la course à l'Oscar du meilleur film étranger. Le Ramdam, c'est aussi des documentaires dont le but est d'interpeller le spectateur sur des thèmes qui "dérangent" : un massacre d'opposants politiques indonésiens avec "The act of killing", les protestations en Russie avec "Winter, go away" ou la sexualité des personnes handicapées avec "Scarlet road". Visiblement, les spectateurs interrogés sont plus attirés par les documentaires que par les fictions. "Pour moi, le Ramdam, ce sont les documentaires. Le documentaires sont toujours porteurs de quelque chose de plus extraordinaire que parfois même les films. En plus, c'est toujours plus gai de les voir sur un grand écran que sur une télévision. Je trouve que l'on est plus en empathie avec ce que l'on voit", explique un festivalier.

Gérard Depardieu, le parrain du festival, sera présent lors de la cérémonie de clôture le mardi 28 janvier. En 8 jours, le festival a ressemblé 6000 spectateurs il y a deux ans, et 9000 spectateurs l'an passé.

Guillaume Guilbert

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