La 31ème édition du Festival ANIMA démarre ce soir

Chaque année, pendant la semaine du congé de Carnaval, le festival ANIMA draine plus de 35 000 spectateurs passionnés par le dessin animé sous toutes ses formes
Chaque année, pendant la semaine du congé de Carnaval, le festival ANIMA draine plus de 35 000 spectateurs passionnés par le dessin animé sous toutes ses formes - © Folioscope ASBL

C'est ce soir que démarre, à Flagey, la 31ème édition d'ANIMA, le Festival International du Film d'Animation de Bruxelles. Chaque année, pendant la semaine du congé de Carnaval, ce festival draine plus de 35 000 spectateurs passionnés par le dessin animé sous toutes ses formes.

Depuis ses origines, ANIMA développe une double formule : chaque après-midi, il projette des dessins animés inédits ou classiques pour un large public familial, et chaque soir, il explore les tendances les plus diverses du cinéma d'animation d'auteur. Le noyau dur du festival, ce sont les programmes des courts-métrages, avec cette année, une attention toute particulière à la production espagnole, qui reste assez mal connue chez nous. Philippe Moins, co-créateur d'ANIMA, ajoute : ''Le court métrage d’animation espagnole se développe un peu en-dehors des écoles. Mais également hors des sentiers battus avec de vrais artistes, de vrais sensibilités et des gens qui livrent des films avec des inspirations originales et qui sont très fort graphiquement.''

Du côté des longs-métrages, quinze films se retrouvent dans la sélection officielle cette année. Avec, en ouverture du festival, "La colline aux coquelicots", réalisé par le fils du légendaire Hayao Miyazaki, pape du dessin animé au Japon, dans les studios Ghibli, qui résistent à l'invasion mondiale des films en 3D et en images de synthèse.

''En Asie, il y a un tel goût pour un cinéma graphique, pour le cinéma aplat et pour le cinéma dessiné que des poches très importantes de résistance à cette 3D envahissante subsistent, et donc, actuellement, la plupart des dessins animés de long métrage viennent d’Asie''
souligne Philippe Moins.

Flagey draine plus de monde que le passage 44

Le succès de foule du festival Anima s'est accru lorsque le festival a quitté le passage 44 pour s'installer à Flagey, comme l'explique bien son créateur Philippe MOINS : ''Pour nous, ce changement a été vraiment très important, parce que ça nous ouvert à un autre public. Ca nous a également encouragé à faire des choix parfois audacieux. On a un public qui est très curieux et qui est très intéressé par toutes sortes de formes très diverses d’animation. En ce qui nous concerne, ça ne peut donc être que bénéfique, aussi bien au niveau de l’ambiance qu’au niveau de la diversité des publics du côté international.''


Hugues Dayez - Delphine Hotua

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