L'UMons retire un buste de Léopold II suite à une pétition

L'UMons retire un buste de Léopold II suite à une pétition
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L'UMons retire un buste de Léopold II suite à une pétition - © Tous droits réservés

"Je m’appelle Dusingize Marie-Fidèle et je suis une jeune étudiante afro-descendante de l’université de Mons. Je me présente en tant que porte-parole des étudiants afro-descendant.e.s de l’université de Mons pour réclamer le définitif retrait de la statue de Léopold II qui séjourne dans les locaux de Warocqué à côté de la Salle académique". Voilà comment commence la pétition lancée le 5 juin dernier par une jeune étudiante de l’UMons. A l’heure où partout dans le monde des voix s’élèvent contre le racisme, la requête de la jeune fille a été entendue. D’abord par près de 2500 personnes qui ont signé sa pétition. Ensuite par l’Université de Mons qui a décidé de retirer ce buste, installé depuis une vingtaine d’années dans une salle à l’abri des regards.

Voici ce que communique l’UMons sur sa page Facebook officielle : "Ce week-end, nous avons pris connaissance par les réseaux sociaux de l’existence d’une pétition réclamant le retrait du buste de Léopold II présent au sein de la Faculté Warocqué d’Economie et de Gestion. Cette statue qui fait partie de l’histoire du bâtiment était placée à l’origine dans le hall d’entrée de celui-ci. Il y a près de vingt ans, déjà sensibilisée au malaise que cette statue pouvait générer auprès des étudiants et visiteurs, l’Université l’avait déplacée dans un local où il n’était plus censé être visible. Ce lundi, au vu de l’émotion légitime suscitée et dans un souci d’apaisement, les autorités de l’UMONS ont décidé de retirer le buste en question et de le ranger définitivement dans les réserves afin que plus personne – étudiants, enseignants ou visiteurs extérieurs- ne puisse plus se sentir offusqué par sa présence".

 

Pour Marie-Fidèle, c’est une belle victoire. Cette statue, n’avait pas sa place dans son université : "elle représente la conquête des terres mais derrière ce symbole, il y a aussi la violence coloniale qui renvoie à des viols, des mutilations, le génocide de millions de Congolais". L’étudiante se spécialise en socioanthropologie sur les questions relatives à la communauté afro descendante, elle a créé une associative baptisée "Des hauts et débats". Ce qu’elle espère maintenant, c’est de pouvoir entamer un travail de substitution : "pour visibiliser l’histoire dans son entièreté de manière exhaustive".

L’UMons de son côté, propose également d’aller plus loin dans le travail de réflexion. Une conférence sur le thème de la colonisation devrait être organisée vers la fin de l’année.

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