L'ULB prend la température un peu plus près des étoiles

Cent millions de degrés, c’est la température du cœur des étoiles. Il aura fallu plus d’une dizaine d’années de recherches et plusieurs thèses pour atteindre ce résultat. Sophie Van Eck est chercheuse qualifiée FNRS à l’ULB, elle a co-écrit l’étude. Et, " l’intérêt d’une étude comme celle-là est de mieux comprendre l’origine des éléments lourds qui sont présents sur terre. Les éléments chimiques sont fabriqués à l’intérieur des étoiles et, notamment, à l’intérieur d’étoiles qu’on appelle des étoiles géantes rouges. Quand ces géantes rouges sont arrivées tout à la fin de leur vie, elles éjectent leur atmosphère qui est donc enrichie de ces éléments lourds dans l’espace interstellaire. ", dit-elle.

Pour mieux comprendre la fabrication d’éléments lourds comme le plomb, il faut savoir à quelle température cela se produit. L’équipe a mesuré la proportion de certains éléments chimiques par rapport à d’autres à la surface des étoiles. Ce système est un véritable thermomètre. "Ce spectrographe permet d’analyser très finement la lumière émise par les étoiles, c’est une véritable empreinte digitale. Cette lumière porte une signature des éléments chimiques présents à la surface des étoiles. Et, ce thermomètre nous a appris que cette fabrication d’éléments lourds ce produit à une température d’environ cent millions de degrés."

La découverte n’a pas encore d’application concrète immédiate. L’important pour Sophie Van Eck et son équipe, c’est de faire avancer la science.

 

Sandrine PUISSANT

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