L'UCL met en place un programme pour aider des étudiants-réfugiés à reprendre ou commencer une formation

Après cette année préparatoire, les étudiants-réfugiés commenceront véritablement leurs études au mois de septembre (illustration).
Après cette année préparatoire, les étudiants-réfugiés commenceront véritablement leurs études au mois de septembre (illustration). - © DR

Ils sont originaires de Syrie, du Tchad ou d’Afghanistan, et ils sont arrivés en Belgique pour fuir la guerre et les persécutions dans leur pays. L'UCL a mis cette année en place un programme d'accueil qui leur permet désormais de reprendre ou de commencer une formation. Avec un accompagnement personnalisé.

Une quinzaine d’étudiants-réfugiés ont ainsi été sélectionnés pour cette année préparatoire. Ainsi, Ahmad, originaire d’Afghanistan, a passé 20 ans en Iran où sa famille avait trouvé refuge pour échapper aux persécutions. Mais en Iran, la vie n’était pas simple non plus. Ahmad a donc voulu tenter sa chance en Europe. "Je suis passé par plusieurs pays avant d’arriver ici en Belgique : la Turquie, la Grèce, la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne… Cela a pris plus ou moins trois mois. Trois mois très difficiles !"

Arrivé chez nous en 2016, Ahmad bénéficie aujourd’hui du statut de réfugié. Et cette année, il a participé au lancement du programme "access to university" mis en place par l’UCL.

"L’UCL a toujours accueilli des étudiants-réfugiés. On en a d’ailleurs environ 80 dans nos programmes réguliers, explique Dana Samson, prorectrice à l’international. Mais ce dont on s’est rendu compte, c’est que c’est important de pouvoir donner un accompagnement plus personnalisé, plus intégré afin de les aider à surmonter les obstacles qu’ils rencontrent lorsqu’ils décident de reprendre des études."

Au programme cette année : apprentissage du français et immersion dans des cours pour se familiariser aux méthodes d’enseignement. Pour l’UCL, ça fonctionne. "On s’est rendu compte qu’il y a une belle mobilisation au sein même de la communauté universitaire, ce qui a permis aussi de mettre en place diverses activités extra-académiques, toutes vraiment vitales pour stimuler les échanges interculturels."

Et après cette année préparatoire, les étudiants-réfugiés commenceront véritablement leurs études au mois de septembre.

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