L'UCL et Saint-Louis approuvent à une large majorité leur projet de fusion

Saint-Louis et l'UCL ont désormais leurs destins liés. En fin d'après-midi, les deux universités se sont dit oui. Oui pour une fusion dans le but de renforcer leur présence à Bruxelles et sur le plan international.

Avec 90% des voix, l'issue du vote n'est pas vraiment une surprise à l'UCL. En revanche, à Saint-Louis, où l'assemblée générale s'est finalement aussi prononcée à 90% en faveur du projet, c'était moins évident. En effet, le projet de fusion avait recueilli 65% des votes lors d'une assemblée préparatoire (alors qu'il en fallait 80 aujourd'hui).

Le projet porté par les autorités de la petite université bruxelloise passe donc haut la main. Mais ce bon résultat masque des avis nettement plus contrastés au sein de la communauté universitaire.

Saint-Louis pourrait y laisser un peu de son identité

En rejoignant la première université francophone du pays, les opposants au projet redoutent que Saint-Louis s'y perde un peu. Car l'université compte à peine 4000 étudiants contre 30 000 à l'UCL. En clair, Saint-Louis pourrait y laisser un peu de son identité et de sa souplesse. A l'inverse, ce mariage permet à l'UCL de renforcer sa puissance sur Bruxelles, d'autant que Saint-Louis ne cesse de gagner en parts de marché.

Quant à savoir si cette fusion va vraiment changer le paysage universitaire côté francophone, il est encore tôt pour l'affirmer. D'autant que pour que cette fusion puisse se faire, il faudra modifier le décret Marcourt. Celui-qui organise l'enseignement universitaire en Fédération Wallonie-Bruxelles et ne prévoit pas de nouvelle fusion à ce jour. Mais si c'était le cas, la question d'un éventuel jeu de dominos viendrait à se poser. Car l'UNamur et certaines hautes écoles bruxelloises s'interrogent aussi sur leur avenir... et leur rapport à l'UCL.

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