L'UCL décrypte les stratégies de défense d'un requin bioluminescent

Une cinquantaine d'espèces de requin sur les 530 répertoriées dans le monde sont capables d'émettre de la lumière. L'Etmopterus spinax, un petit requin long de 60 cm que l'on trouve sur les côtes est de l'Atlantique, de la Norvège à l'Afrique du Sud, en fait partie.

"Jusqu'alors, cette luminescence était totalement inconnue et sa fonction demeurait énigmatique", indique le laboratoire de biologie marine de l'UCL dans un communiqué.

Le chercheur de l'UCL, Julien Claes, et ses collègues ont non seulement découvert l'existence de deux zones lumineuses, situées sur les nageoires dorsales du requin à proximité des épines acérées, mais ils ont également démontré que la luminescence du bord des nageoires dorsales balise les épines dans le noir et que celles-ci transmettent en partie la lumière. Cela constituerait une stratégie défensive. Le requin découragerait le prédateur en lui signalant la présence de ses épines.

Le laboratoire de biologie marine de l'UCL étudie la bioluminescence des poissons et des échinodermes depuis plus de 20 ans. L'étude des requins lumineux constitue un nouveau thème de recherche développé par Julien Claes à l'UCL.

 


Belga

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