Les zones "baignade interdite" ne sont pas toujours respectées

Impossible parfois de savoir si la zone de baignade est interdite surtout si la feuille explicative a été arrachée
Impossible parfois de savoir si la zone de baignade est interdite surtout si la feuille explicative a été arrachée - © RTBF - Rudy Hermans

Un tiers des zones de baignades wallonnes sont interdites pendant tous l'été, faute d'une qualité d'eau suffisante. Et pourtant, entre un arbre et un écureuil, on découvre parfois des baigneurs. Exemple sur la Lesse, près de Dinant.

Les adeptes de la baignade en extérieur ont profité du beau temps mardi pour enfiler leur maillot et plonger dans l’eau. On peut même dire que les sites autorisés ont été pris d'assaut. En ce qui concerne les zones où la baignade est interdite (NLDR : une injonction européenne), on a pu constater que le respect des consignes n’était par contre pas toujours suivi, loin s’en faut.

C’était le cas du côté de Dinant, sur la Lesse précisément, où nous avons croisé l’un ou l’autre téméraire. ''Si maintenant j’ai trop chaud, c’est clair que je vais dedans. Ce n’est pas cela qui va m’arrêter !'' Et les contrôles ? ''Je n’ai vu personne, rien ni personne nous empêche d’y aller.''

L’affichette indiquant aux touristes, campeurs et autres kayakistes l’interdiction de se baigner a effectivement disparu… Il ne reste pour l’heure qu’un ancien panneau invitant à la baignade… Un comble. ''Il est impossible de savoir ici que la zone est interdite. Rien n’est indiqué !'', confirme Gérard Mignot, gérant d’un camping en bordure de Lesse. ''Je ne vois donc pas pourquoi je devrais me priver du plaisir de piquer une tête…''

Du côté des autorités régionales, on reconnait des lacunes. Au cabinet du ministre wallon de l'Environnement, Philippe Henry, on précise cependant qu'une réflexion globale est en cours sur la gestion de toutes les zones de baignades et que ''le déficit d’informations actuelles va devoir faire l’objet de mesures vis-à-vis des gestionnaires.''

En attendant, aucune sanction n’est prévue pour les baigneurs qui se trouveraient dans des zones interdites. Seule leur santé – et non leur portefeuille – risque de pâtir d’une petite trempette illégale, puisqu’on le rappelle : certains sites restent dangereux.

Rudy Hermans, Xavier Van Oppens

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