L'intercommunale InBW cherche de nouveaux points de captage d'eau

L'intercommunale espère fournir à tous ses clients une eau captée dans le Brabant wallon dès 2029
L'intercommunale espère fournir à tous ses clients une eau captée dans le Brabant wallon dès 2029 - © InBW

L’intercommunale distribue l’eau du robinet dans une dizaine de communes, situées dans le centre du Brabant wallon. Pour quatre d’entre elles (Ottignies-Louvain-la-Neuve, Waterloo, Braine-l’Alleud et Braine-le-Château), cette eau est fournie par l’intercommunale Vivaqua. Les canalisations de Vivaqua traversent en effet le Brabant wallon depuis les points de captage situés dans le sud de la province de Namur et le Hainaut avant d’alimenter la capitale. L’InBW a donc signé un contrat de longue durée avec son homologue bruxelloise pour pouvoir se brancher sur son réseau et alimenter ces quatre communes. Cela concerne cinq des treize millions de mètres cubes distribués par l’intercommunale brabançonne. Le reste provient de points de captages situés sur le territoire de la province, à Lasne, Genval, Wavre et Villers-la-Ville notamment.

25% plus cher

En 2029, le contrat entre l’InBW et Vivaqua prend fin. Et l’InBW souhaiterait ne pas devoir le reconduire. "Nous souhaitons reprendre notre autonomie et pouvoir gérer le cycle complet de l’eau jusqu’au robinet du consommateur, indique Yves Renson, directeur du département Eau potable de l’intercommunale. Mais c’est aussi un calcul économique : notre but est de fournir de l’eau au meilleur prix pour les habitants et, à partir du moment où nous achetons l’eau 25% plus cher que celle que nous produisons, il est normal que nous fassions un calcul et des prospections pour voir si nous pouvons produire une partie de ces volumes nous-même". L’intercommunale va donc se mettre à la recherche de nouveaux points de captage en Brabant wallon. Son objectif est également de faire face aux éventuelles pénuries liées à de nouvelles vagues de sécheresse, telles que celle qu’on a connue au cours de l’été 2019. "Nous n’avons encore connu aucune pénurie en Brabant wallon, mais nous avons observé que certains points de captage pourraient à long terme présenter des points de faiblesse, si ces périodes de sécheresse venaient à se renouveler", précise-t-il encore.

Des hydrogéologues bientôt au travail

Les prospections vont commencer d’ici la fin de cette année. L’intercommunale va pour cela faire appel à une équipe de spécialistes, des hydrogéologues. "Ce sont des scientifiques qui connaissent le sol et surtout le sous-sol, explique Yves Renson. A partir de cartes géologiques et d’un grand nombre de données de captages existants, ils vont essayer de délimiter des zones où les ressources en eau sont suffisantes pour effectuer des captages de reconnaissance". Si les résultats de ces premiers forages sont positifs, des captages d’exploitation pourront alors être réalisés. Le sous-sol du Brabant wallon est riche en nappes aquifères. Il faudra néanmoins prévoir un traitement pour les eaux qui seront prélevées, pour les dépolluer ou pour celles qui se trouvent plus en profondeur, réduire leur teneur en fer et en manganèse. Toutes ces opérations auront un coût dont l’intercommunale est bien consciente. "Rien n’est fait : le but est d’avoir suffisamment de données pour au final se mettre autour de la table et voir si on renouvelle le contrat avec Vivaqua en 2029 ou pas. Mais d’ici trois ans, toutes les décisions doivent être prises, le programme d’investissement devant commencer au plus tard en 2025 pour être prêt en 2029", rappelle-t-il. Et si des investissements sont réalisés, l’intercommunale estime qu’il lui faudra une trentaine d’années pour les amortir.

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