L'Institut Henri Maus accueille deux fois plus de demandeurs d'asile

Jacques Hubert, le directeur de l'Institut Henri Maus (Namur) va demander des moyens supplémentaires pour accueillir les élèves demandeurs d'asile dans son établissement.
Jacques Hubert, le directeur de l'Institut Henri Maus (Namur) va demander des moyens supplémentaires pour accueillir les élèves demandeurs d'asile dans son établissement. - © RTBF

A Namur, l'Institut Henri Maus accueillait l'année dernière une douzaine de primo-arrivants, principalement des demandeurs d'asile. Ils sont déjà trente à s'être inscrits cette année, parmi lesquels des Syriens et des Irakiens arrivés cet été en Belgique.

"Face à cet afflux exceptionnel, je vais demander des moyens supplémentaires à la Communauté française, annonce le directeur Jacques Hubert, de manière à créer deux classes différentes."

Les primo-arrivants, à condition d'introduire une demande d'asile, peuvent s'inscrire dans une école de la Communauté française et y recevoir une formation adaptée (le DASPA, dispositif d'accueil et de scolarisation des élèves primo-arrivants).

Dans le secondaire, comme à l'Institut Henri Maus, le programme de 32 heures par semaine contient des maths, des sciences, de l'éducation physique, un cours de religion ou de philosophie et beaucoup de français.

Le parcours peut durer un an et demi maximum, et s'interrompt lorsque l'État belge a tranché la demande d'asile. Si la réponse est positive, l'élève est évalué de manière à fixer l'année dans laquelle il pourra reprendre sa scolarité chez nous. Si la réponse est négative, par contre, le parcours de formation s'interrompt brutalement.

Les élèves primo-arrivants qui bénéficient du DASPA sont-ils motivés malgré cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête ? "Certainement, affirme Christian Strypstein, le référent enseignement du Centre pour réfugiés de Natoye. Quand vous avez traversé la moitié de la planète pour chercher un peu de sécurité, je vous assure que vous êtes très motivés..."

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