L'inquiétude des volontaires de la protection civile de Ghlin

L'inquiétude des volontaires de la protection civile de Ghlin
L'inquiétude des volontaires de la protection civile de Ghlin - © RTBF

Des sirènes ont retenti dans les rues de Mons ce samedi matin. Une colonne de véhicules de la protection civile de Ghlin a traversé le centre-ville. Il s'agissait des volontaires de ce service qui manifestaient leur opposition au projet de fermeture de leur caserne et à la réforme de la protection civile, laquelle prévoit de réduire les missions de la protection civile et de faire passer le nombre de casernes belges de six à deux.

Pour la Wallonie, seule la caserne de Crisnée devrait être maintenue. "Pour les volontaires, c'est un déchirement, explique le commandant Joëlle Brouillard, déléguée CGSP. Ces personnes vivent dans la région et veulent continuer de servir la population."

"Il y a de nombreux sites Seveso dans notre région"

Pour représenter ces volontaires, une délégation est venue manifester. Jerry, Chris, Olivier, Carine et les autres parlent avec passion de ce métier qu'ils font après leurs heures de travail dans le civil. ils s’inquiètent pour l'avenir et surtout pour le service à la population.

"Il faudra au moins une heure et demi pour arriver à Crisnée", "reprendre ensuite la route jusqu'à Mons pour intervenir avec des camions qui roulent à 90 km/heure, ça ne vaut pas la peine...", "s'il y a une grosse intervention, je ne sais pas comment on va faire", "il y a de nombreux sites Seveso dans notre région"... Les inquiétudes et les questions sont nombreuses.

La délégation était aussi à Mons pour rencontrer le bourgmestre Elio Di Rupo (PS). Comme d'autres communes belges, la Ville de Mons a déjà introduit des recours auprès du Conseil d’État contre la réforme de la protection civile. 

La protection civile de Ghlin compte 80 volontaires et une centaine de professionnels.

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