Réfugiés de retour au parc Maximilien : les associations dénoncent un « ping-pong » avec la gare du Nord

De nombreux migrants en transit séjournaient dans la gare de Bruxelles Nord. Ils ont été pris en charge récemment par la Croix Rouge, le Samusocial et la Plateforme Citoyenne d’Aide aux Réfugiés. S’ils sont nombreux à disposer désormais d’un logement pour la nuit, ils n’ont nulle part où aller en journée. On les retrouve dans la rue, et notamment au parc Maximilien, où de nombreux réfugiés séjournaient encore jusqu’à l’année dernière.

Suite à la situation dramatique de la gare du Nord ces dernières semaines, les lieux ont été évacués jeudi dernier. Depuis une semaine, de plus en plus de migrants semblent de retour au parc Maximilien. Une situation que Mehdi Kassou, porte-parole de la Plateforme Citoyenne d’Aide aux Réfugiés, déplore : « On voit que l’on repart exactement de là où l’on était il y a un an : la zone Schaerbeek refuse de les voir sur son territoire et la police les évacue. Cela provoque un déplacement vers le parc Maximilien. Une fois qu’ils sont installés la police évacue le parc et ils retournent vers la gare du Nord. On recommence donc à voir le ping-pong infernal auquel on a assisté l’année dernière ». Ce sont les mêmes personnes qui se déplacent d’un endroit à l’autre selon lui, ni plus ni moins. « Les solutions existent, mais je trouve que le politique a été vachement immobile sur la question », dénonce-t-il.

Une cinquantaine de personnes étaient ainsi présentes ce jeudi matin au parc Maximilien. La misère est palpable. Certains en viennent à ramasser les morceaux de pain laissés aux pigeons pour se nourrir. Si le flux d’individus ne varie pas, il circule inlassablement d’un coin à l’autre de la capitale. Mehdi Kassou reproche aux autorités de reporter le problème sans apporter de solution concrète. « Étant en charge de l’Asile et de la Migration, Mme De Block devrait avoir une lecture un peu plus large et se rappeler que la question de l’accueil en Belgique ne se résume pas à vider une gare. C’est plus profond, et cela demande surtout beaucoup plus de travail », condamne-t-il. Du côté de la gare du Nord, les contrôles se sont intensifiés pour dissuader les migrants d’y retourner.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK