L'hôpital de Jolimont sensibilise ses patients pour éviter les tensions aux urgences

Aux urgences,  il faut parfois attendre plus de deux heures avant d'être pris en charge: certains patients ont du mal à l'accepter
Aux urgences, il faut parfois attendre plus de deux heures avant d'être pris en charge: certains patients ont du mal à l'accepter - © rtbf-Grégory Fobe

Le personnel médical des urgences de Jolimont à La Louvière est régulièrement confronté à des énervements parfois même à de l’agressivité de patients qui bien souvent voudraient être pris en charge plus rapidement. Pour éviter ces tensions récurrentes, une campagne de sensibilisation par affichage et via les réseaux sociaux vient d’être lancée. Elle vise à expliquer le fonctionnement et les contraintes de ce service un peu particulier où il n’est pas rare de devoir attendre plus de deux heures pour être soigné.

" Toute la difficulté, c’est de faire comprendre aux gens qu’ils ne sont pas pris en charge en fonction de leur ordre d’arrivée mais de la gravité de leur pathologie, explique le docteur Vanessa Wauters, chef adjoint des urgences. Ça occasionne des tensions avec le personnel soignant ! "

Les personnes admises passent par une salle de tri et sont classées en fonction de cinq degrés d’urgence; une douleur à la gorge ou un ongle incarné ne sera donc jamais traité prioritairement, ce qui peut frustrer le patient.

" Notre boulot, c’est de nous occuper d’abord des gens dont le pronostic vital est engagé, rappelle Sébastien Varsalona infirmier aux urgences de Jolimont ! Le problème c’est que pour une série de situations auxquelles nous sommes confrontées, le patient aurait dû d’abord consulter un généraliste mais les médecins traitants sont de plus une plus débordés et puis les gens veulent tout, tout de suite ! "

En 24 heures, ce service d’urgence voit généralement défiler une centaine de patients. Le personnel médical estime qu’environ un sur quatre n’aurait pas dû s’y rendre en priorité.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK