L'extension de la prison de Lantin se fera-t-elle sur des terres agricoles bio ?

La prison de Lantin.
La prison de Lantin. - © MICHEL KRAKOWSKI - BELGA

Une pétition à propos de la prison de Lantin embarrasse au plus haut point le Premier-Ministre et son gouvernement. Une pétition lancée à Juprelle et qui a recueilli plusieurs milliers de signatures. La pomme de discorde, c'est un des projets du gouvernement fédéral. Il n'exclut pas de construire une extension de la prison à Lantin, juste à côté de l'enceinte actuelle, sur des terres agricoles bio.

6 à 8 hectares de bonnes terres agricoles sont concernés, exploités depuis de très nombreuses années par une ferme bio, la "Ferme à l'arbre de Liège". Or, la commune de Juprelle entend conserver son caractère rural et ne veut donc pas que la prison aille y planter de nouvelles fondations.

Une tuile financière aussi

Autre élément qui entre en ligne de compte : la présence d'une prison, ça pèse sur les finances communales. Pour Juprelle, la dotation annuelle à la zone de police de la Basse-Meuse s'élève à un plus d’un million d’euros. C’est cette police qui doit notamment intervenir en cas de grève du personnel à Lantin.

A l'unanimité, Juprelle a donc rendu un avis défavorable à ce projet d'extension.

Une pétition qui embarrasse le fédéral

On l'a dit plus haut, la pétition contre ce projet a déjà recueilli plusieurs milliers de signatures. Mais le gouvernement fédéral ne semble pas très pressé d'en prendre connaissance. "La pétition a été signée par 12.000 personnes. On souhaite la remettre aux autorités mais à chaque fois, le rendez-vous a été annulé. M. le Premier-Ministre ne souhaite pas la recevoir", déclare Christine Servaes, bourgmestre de Juprelle.

Pourquoi un tel "blocage" politique ? "Je pense qu'ils ne veulent pas se mouiller maintenant. Je pense que l'idée de construire à Juprelle a été abandonnée mais qu'ils n'ont toujours pas d'autre endroit en vue. C'est peut-être cela qui les embête…"

La mobilisation semble donc tout de même porter ses fruits, puisque des solutions alternatives sont à l'étude du côté du gouvernement fédéral.

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