L'exorciste Abdelkrim Aznagui se prend pour le Maître Capello de l'Islam

Une longue barbe grise, des vêtements traditionnels et un regard fièr, Abdelkrim Aznagui alias Cheik Abou Chayma est présenté comme le maître à penser dans cette affaire. C'est lui qui a enseigné la religion aux autres accusés. C'est aussi lui qui a commencé les séances d'exorcisme sur Latifa au mois de juin.

Ensuite il est parti en vacances et son disciple Xavier Meert a poursuivi l'exorcisme. Aznagui n'était donc pas présent quand les choses ont mal tourné et que Latifa est décédée.

L'avocat général a d'ailleurs estimé qu'il n'était pas impliqué dans la mort de la victime et ne retient contre lui que la torture.

Mais ce matin la défense d'Aznagui a balayé cette accusation. "Il est vrai que notre client se croit plus savant qu'il ne l'est", a expliqué Maître Vergauwen. "Il se prend pour le Maître capello de la Roqya et de l'Islam, mais rien dans le dossier, ne permet d'affirmer qu'il a torturé la victime". Quant à la théorie du complot selon laquelle il aurait tout manigancé depuis le Maroc, la téléphonie prouve que c'est impossible.

Enfin sa défense a rappelé qu'il avait pratiqué des centaines d'exorcismes à Bruxelles et que s'il avait dû être violent, on aurait fait la file aux urgences !

Comme ce n'est pas le cas, elle demande l'acquittement pour son client.

Geoffroy Fabré, Christine Pinchart

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