L'examen pratique de chasse: ce n'est pas gagné d'avance !

Dans le parc du château d'Oudoumont, à Verlaine, les candidats chasseurs se préparent à l'examen pratique du permis de chasse.
3 images
Dans le parc du château d'Oudoumont, à Verlaine, les candidats chasseurs se préparent à l'examen pratique du permis de chasse. - © Marc Mélon RTBF

À Verlaine, le château d'Oudoumont offre des espaces verts exceptionnels. Un cadre magnifique pour permettre aux futurs chasseurs de s'entraîner avant l'examen. Différents parcours sont organisés. Exemple: la chasse à la botte qui concerne le petit gibier. Frédéric Jaymaert, chasseur et instructeur au Royal Saint-Hubert Club, explique: "Nous plaçons une silhouette de lièvre à côté d'un chien pour expliquer aux candidats qu'il ne faut pas tirer car il y a un risque pour le chien. On fait apparaître un clay rouge ou une espèce protégée comme le blaireau ou encore du grand gibier. À cet instant, ils ne peuvent pas tirer ! En fin de parcours, c'est un enfant à vélo avec un gibier qu'ils peuvent tirer. Ils doivent absolument s'abstenir parce qu'il y a un risque. Toutes les simulations peuvent arriver dans la vie réelle".

Le stress avant l'examen

Les futurs chasseurs sont forcément un peu stressés. Philippine de Beyne, candidate chasseuse explique: "Heureusement que je suis les cours pratiques aujourd'hui car je crois que je serais complètement perdue". Laurent Limbort, son époux, candidat chasseur également, poursuit: "Ce sont des parcours que l'on a pas l'habitude de faire étant donné que nous ne sommes pas encore chasseurs. C'est un bel entraînement pour l'examen".

Des balles réelles

Pour certaines épreuves, les futurs chasseurs utilisent des balles réelles. Daniel De Nève, ancien présentateur de l'émission Contacts à la RTBF et candidat chasseur livre ses impressions, arme à la main: "Il suffit de bien écouter ce que les instructeurs disent. Il faut garder son calme et rester concentré. Normalement, le tir se passe sans aucun problème".

Quelles motivations ?

Les motivations de ces futurs chasseurs sont diverses: Vincent Jammaer, explique: "Il y a la préservation du gibier. A côté de cela, il y aussi un amour pour les armes. Jusqu'à présent, je n'ai jamais tiré puisqu'il est interdit de disposer d'armes et de munitions. Ce sera une possibilité de participer à un tir aux clays, de tirer avec une arme". Bernadette Guebs poursuit: "Mon intérêt n'est pas d'abattre du gibier. IL est de voir comment on manipule une arme, de me rendre compte que c'est extrêmement dangereux !".

Un examen de très bon niveau

Cette année, 500 candidats chasseurs se présenteront à l'examen. Le Royal Saint-Hubert Club rappelle que les permis de chasse ne sont pas donné aux amis de mes amis chasseurs. Benoît Petit, président du Royal Saint-Hubert Club, explique: "Mon but est d'avoir des chasseurs wallons qui passent un examen en wallonie. Les chasseurs pourraient le passer en France. Comme dans ce pays, on manque de chasseurs, la France fait un examen excessivement facile. Ce n'est pas bon pour la chasse en Belgique".

Avec plusieurs journées de préparation, le Royal Saint-Hubert Club met tout en oeuvre pour que ces futurs chasseurs respectent de manière absolue toutes les consignes de sécurité.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK