L'Europe impose aux pilotes de certifier leur niveau en anglais

L'Aviation English Private School (AEPS) prépare les pilotes au nouveau test européen. L'évaluation a été demandée dès 2008 par l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) et, en 2012, par L'Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (l’AESA).

Une requête qui a été pensée quand certaines compagnies d'aviation, venues des pays de l'est, sont arrivées dans l'espace aérien européen comme l'explique Olivier Thanon, le co-gérant de la société AEPS : "Quand des compagnies d'aviation russe et chinoise sont arrivées, nous avons constaté que la maîtrise de l'anglais n'était pas exceptionnelle. Il y a eu des accidents mortels parce que des pilotes et des contrôleurs aériens ne se sont pas compris".

Un test qui est désormais uniformisé pour toute l'Europe. Qu'ils soient pilotes privés ou professionnels, tous vont donc devoir s'adapter. Il existe six niveaux d'anglais reconnus. Pour pouvoir encore voler en zone contrôlée, les pilotes européens devront au moins obtenir le niveau quatre.

Un véritable défi pour les plus âgés : "Ce nouveau test a posé un véritable problème pour quelques anciens pilotes. La plupart viennent donc suivre des formations pour s'y préparer. Dans la grande majorité des cas, tout se déroule très bien, mais ils doivent beaucoup travailler", explique Olivier Thanon.

La sécurité avant tout

Que l'on se rassure, les pilotes ont toujours reçu des cours de radiocommunication en anglais. Néanmoins, jusqu'en 2008, ils n'étaient pas forcés de prouver leur compétence dans la langue de Shakespeare, sauf pour les manœuvres de décollage et d'atterrissage.

"La question aujourd'hui, c'est de savoir si le pilote est capable, en cas d'urgence, de parfaitement communiquer avec la tour de contrôle au sol. L'objectif du test est donc de garantir une plus grande sécurité dans les airs", conclut Olivier Thanon.

Du côté des compagnies aériennes, le niveau d'exigence est supérieur aux normes imposées par l'Europe. Ces sociétés demandent d'obtenir au moins le niveau cinq voire six, pour pouvoir être pilote.

Quentin Jacquet

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