L'étude wallonne sur une épidémie supposée de cancers à Fernelmont remise en question

Les généralistes de Fernelmont dénoncent les faiblesses de l'étude réalisée.
Les généralistes de Fernelmont dénoncent les faiblesses de l'étude réalisée. - © Alix Guignon - Imageglobe

En juin dernier, l'AVIQ, la nouvelle Agence wallonne en matière de santé, estimait que le nombre de cancers répertoriés dans la commune n'était pas significativement plus élevé que dans le reste de la Wallonie. L'agence ne voyait donc pas l'utilité de poursuivre plus loin les recherches.

Mais durant les vacances, plusieurs médecins et scientifiques ont écrit au ministre de la Santé pour dénoncer les faiblesses de l'étude.

"Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette étude", plaident les médecins généralistes de la commune de Fernelmont. Ils estiment que l'analyse des données du Registre du cancer limitée à une seule petite commune est insuffisante. Ils réclament des prélèvements de sol dans les jardins. Ils rappellent aussi la présence avérée de pesticides dans les châteaux d'eau de Fernelmont et la nécessité de mieux surveiller la qualité de cette eau de distribution.

Durant l'été, une autre voix scientifique s'est élevée pour dénoncer les faiblesses de l'étude. Un chercheur du Centre agronomique de Gembloux, lui-même habitant de Fernelmont, a rédigé un rapport à la demande de la commune. Selon ce chercheur, l'étude de l'AVIQ contient de nombreuses lacunes méthodologiques. Comparer le nombre de cas de cancers à Fernelmont avec la moyenne wallonne n'aurait pas de sens. Il faut comparer des choses comparables, insiste ce scientifique. Fernelmont avec une autre commune rurale de Wallonie, par exemple.

Ces avis ont été transmis à la commune de Fernelmont mais aussi au Ministre wallon de la Santé, le cdH Maxime Prévot. La décision de relancer une nouvelle étude lui appartient, ainsi qu'au ministre de l'Environnement Carlo Di Antonio (cdH).

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