L'enfer des commerces de Wépion: 18 mois de chantier, chaussée de Dinant

18 mois de travaux de voirie, chaussée de Dinant. Et ce n'est pas fini! De quoi exaspérer les commerçants et autres riverains de Wépion, près de Namur. Sans parler des automobilistes!
18 mois de travaux de voirie, chaussée de Dinant. Et ce n'est pas fini! De quoi exaspérer les commerçants et autres riverains de Wépion, près de Namur. Sans parler des automobilistes! - © Rtbf

Ils sont à bout de nerfs! "18 mois de travaux de voirie, c'est trop! Beaucoup trop", disent les commerçants et riverains de la chaussée de Dinant, à Wépion, près de Namur. Et c'est sans parler de la grogne des automobilistes qui perdent un temps fou dans les embouteillages. Dans une pétition qui recueille des centaines de signatures, les commerçants demandent aux autorités d'entendre leurs doléances.

15 à 20% de pertes de chiffre d'affaires 

"Les problèmes de mobilité, d'accès aux magasins et la longueur du chantier sont lourds de conséquences", explique la patronne d'un grand magasin. "Nous avons perdu 15 à 20% de chiffre d'affaires. Nous avons dû nous séparer d'employés, réduire le nombre d'étudiants et travailler en personnel réduit".

"Récupérer les clients perdus ou refidéliser une nouvelle clientèle sera long et difficile", explique un libraire. "Les phases du chantier n'ont pas bien été coordonnées. Or, c'était indispensable vu le nombre d'acteurs différents dans ce dossier. Les autorités font la sourde oreille. Nous n'avons aucune aide. Nous comprenons qu'il faille faire des travaux. Mais il ne faut pas les faire n'importe comment! Et nous sommes inquiets, car les travaux dureront encore quelques semaines." En effet, dès le 14 septembre, la dernière phase du chantier nécessitera un nouveau plan de mobilité. La circulation vers Dinant se fera sur une seule voie. Et dans l'autre sens, vers Namur, une déviation sera mise en place via Dave et Jambes. Durée théorique de cette déviation: 3 semaines. De quoi inciter les commerçants à réclamer des mesures alternatives, comme le chantier de nuit ou le maintien de la circulation alternée pour éviter la déviation sur l'autre rive.

La Ville se défend

"Le travail de nuit coûterait trop cher", rétorque l'échevin namurois des voiries, Luc Gennart. "Et la circulation alternée pendant cette dernière phase de travaux présenterait des inconvénients pratiques, notamment pour les engins de chantier. Nous sommes à l'écoute des citoyens, mais il y a des choses qui ne sont pas réalisables. Nous avons par ailleurs eu des réunions de coordination. Mais il y a eu des imprévus. Il ne faut pas oublier que ces travaux étaient vraiment nécessaires. Ce sera bientôt la fin du tunnel, en octobre."

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