L'édition 2018 du Festival international du Film d'Amour de Mons est annulée

Le Conseil d'administration du Festival international du Film d'Amour de Mons (FIFA) a annoncé dans un communiqué que l'édition 2018 du festival est annulée, suite aux accusations anonymes d'harcèlement à l'encontre de son délégué général, André Ceuterick. La ministre de la Culture de la FWB Alda Greoli avait décidé, mi-décembre, de suspendre les subventions au FIFA, dans l'attente d'un rapport de son administration.

Cette décision a été prise pour des raisons matérielles, alors que les auditions menées par le CA n'ont pas confirmé les accusations de la lettre anonyme. "Depuis que les médias se sont faits l’écho d’éléments concernant le Festival du Film d’Amour, le Conseil d’administration s’est réuni à maintes reprises. Il a mené des enquêtes et procédé à des auditions. Le Conseil a indagué pour comprendre la portée des accusations anonymes portées à l’encontre du Délégué Général."

Aucun comportement déplacé

Ces accusations dénonçaient un "comportement inadéquat" du délégué général envers la gent féminine, tels que des " allusions en dessous de la ceinture pour les stagiaires et membres du personnel féminin", empêchant de pouvoir "travailler sereinement". André Ceuterick s'en est défendu, parlant de "calomnie".

Le mois dernier, l'opposition MR et Ecolo à Mons avaient demandé que le conseil d'administration du festival montois écarte son délégué général, une demande rejetée par manque d'éléments à charge.

Le CA du FIFA a interrogé les quatre personnes employées au festival, ainsi qu'une ancienne employée, qui "se désolidarisent des accusations formulées dans la lettre anonyme qui est à l’origine des difficultés actuelles." "Elles ont toutes indiqué que le climat de travail était bon, et que le Délégué général n’avait pas eu de comportement déplacé à leur égard. A ce sujet, les Autorités judiciaires ont indiqué qu’elles n’étaient saisies d’aucune plainte pour harcèlement concernant des personnes du Festival" indique le communiqué.

Une dénonciation anonyme "lâche et destructrice" selon le Conseil

"A son regret, le Conseil d’administration a du constater qu’il était devenu matériellement impossible d’organiser, en une cinquantaine de jours, l’édition 2018 du Festival dans des conditions optimales. En revanche, le Conseil unanime a décidé de préparer dès à présent le festival 2019 ainsi que les éditions ultérieures. Le Président du Conseil d’administration a soumis cette nouvelle programmation du Festival à la Ministre de la Culture qui l’a acceptée." La ministre avait pourtant déclaré sur les ondes de La Première que le festival aurait bien lieu.

"Le Conseil tient à souligner le caractère lâche et destructeur de la dénonciation anonyme."

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