L'école Pédagogie nomade quitte les locaux de l'asbl qui l'a créée

L'école secondaire expérimentale Pédagogie nomade de Limerlé, près de Gouvy, a quitté les locaux de "Périple en la demeure", l'asbl qui l'a créée (illustration).
L'école secondaire expérimentale Pédagogie nomade de Limerlé, près de Gouvy, a quitté les locaux de "Périple en la demeure", l'asbl qui l'a créée (illustration). - © Belga

L'école secondaire expérimentale Pédagogie nomade de Limerlé, près de Gouvy, a quitté les locaux de "Périple en la demeure", l'asbl qui l'a créée. Ce projet pédagogique alternatif où professeurs et élèves sont considérés sur un pied d'égalité fonctionne depuis trois ans. Mais depuis la rentrée, la désignation d'un professeur de français pose problème.

Après une descente de police, Benoît Toussaint, un des initiateurs du projet a été condamné pour rébellion et outrage à un agent. Du coup, la Communauté française refuse, conformément au règlement, de le désigner comme professeur de Français.

La Ministre a demandé à l'équipe pédagogique de choisir elle-même un autre professeur de Français mais essuie un refus.

L'ambiance au sein de l'école s'est détériorée et le gouvernement de la Communauté française est appelé à mettre fin à la convention avec l'asbl ''Périple en la demeure''.

 

Dans ce contexte, la délocalisation – souhaitée par la ministre Simonet – était la meilleure solution, a estimé pour sa part Marie-France Huveners, la préfète de l'Athénée de Manhay-Vielsalm dont dépend Pédagogie nomade.

 

L'école alternative Pédagogie nomade a donc pris ses nouveaux quartiers dans l'ancienne école primaire de Gouvy. Le projet continue mais pour une partie de l'équipe seulement : 5 personnes sur les 13 engagées, ont rallié Gouvy.  Pour les 8 autres, restées à Limerlé, il ne s'agit plus du même projet et ils n'acceptent pas que l'on ait vidé leur école. Ils estiment même que, pour l'heure, c'est illégal.

 

Ajoutons que sur 35 élèves, 15 ont aussi choisi de rester à Limerlé. Ces derniers comme les profs de Limerlé espèrent encore que le gouvernement de la Communauté française ne mette pas fin à la convention.

 

Anne Lemaire

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK