L'éco-construction, une pratique en devenir

De plus en plus, les ouvriers du bâtiment doivent s'adapter à des matériaux et des modes de construction plus écologiques
De plus en plus, les ouvriers du bâtiment doivent s'adapter à des matériaux et des modes de construction plus écologiques - © EPA

Chauffagistes, couvreurs ou maçons: les métiers du bâtiment évoluent. Ils doivent s'adapter à des matériaux et des modes de construction plus écologiques. Pour cela, l'apprentissage de ces métiers doit également changer. C'est le cas des formations données aux demandeurs d'emploi bruxellois. Bruxelles formation, l'organisme qui les forme, étend ses bâtiments. Deux gigantesques halls sont inaugurés ce mercredi. Ils sont entièrement dédiés à l'éco-construction.

Dans l'atelier des couvreurs, ils sont une dizaine à poser des ardoises et à découper du zinc. "Ca fait six mois qu’on est là, explique Ahmed, un apprenti couvreur. On a appris pas mal de choses." Ahmed et Achille parlent à présent en termes techniques. "Ce sont des plaques d’isolation, décrit l’un deux. Il y a aussi des fibres pour isoler. Après, on peut mettre un pare-vapeur en bas."

Ces deux apprentis utilisent des nouveaux mots, transmis par leurs formateurs, comme Cédric, qui est entré dans le métier il y a treize ans. "Depuis cinq, six ans, je vois que les métiers de la couverture, ça a beaucoup évolué. Il y a pleins de nouveaux matériaux qui sortent. Il faut tout le temps se mettre au goût du jour: prendre des informations à droite, à gauche, lire, etc.", indique-t-il.

Dans le futur, ils devront maîtriser ces techniques  particulières. C'est pour cela que le directeur de Bruxelles-Formation, Louis Boutriau, veut anticiper, même si tous les entrepreneurs qui vont recruter ne sont pas prêts. "Comme dans toute corporation, il y a des gens qui sont en avant et il y a des gens qui suivent, déclare-t-il. Donc, effectivement, il y a un certain nombre de sociétés qui commencent à nous demander pour avoir des ouvriers qui sont formés en éco-construction. Mais il est clair que la grosse demande aujourd’hui, c’est d’avoir des maçons, des coffreurs, des couvreurs, quitte à ce que l’éco-construction soit un plus ajouté à leur parcours."

En attendant les patrons, une nouvelle génération d'ouvriers du bâtiment apparaît, bien consciente des enjeux de l'éco-construction.

Hélène Maquet – Delphine Wilputte

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