L'éco-construction, une pratique en devenir

Dans l'atelier des couvreurs, ils sont une dizaine à poser des ardoises et à découper du zinc. "Ca fait six mois qu’on est là, explique Ahmed, un apprenti couvreur. On a appris pas mal de choses." Ahmed et Achille parlent à présent en termes techniques. "Ce sont des plaques d’isolation, décrit l’un deux. Il y a aussi des fibres pour isoler. Après, on peut mettre un pare-vapeur en bas."

Ces deux apprentis utilisent des nouveaux mots, transmis par leurs formateurs, comme Cédric, qui est entré dans le métier il y a treize ans. "Depuis cinq, six ans, je vois que les métiers de la couverture, ça a beaucoup évolué. Il y a pleins de nouveaux matériaux qui sortent. Il faut tout le temps se mettre au goût du jour: prendre des informations à droite, à gauche, lire, etc.", indique-t-il.

Dans le futur, ils devront maîtriser ces techniques  particulières. C'est pour cela que le directeur de Bruxelles-Formation, Louis Boutriau, veut anticiper, même si tous les entrepreneurs qui vont recruter ne sont pas prêts. "Comme dans toute corporation, il y a des gens qui sont en avant et il y a des gens qui suivent, déclare-t-il. Donc, effectivement, il y a un certain nombre de sociétés qui commencent à nous demander pour avoir des ouvriers qui sont formés en éco-construction. Mais il est clair que la grosse demande aujourd’hui, c’est d’avoir des maçons, des coffreurs, des couvreurs, quitte à ce que l’éco-construction soit un plus ajouté à leur parcours."

En attendant les patrons, une nouvelle génération d'ouvriers du bâtiment apparaît, bien consciente des enjeux de l'éco-construction.

Hélène Maquet – Delphine Wilputte

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