L'assassinat d'André Cools devant les Assises, pour la troisième fois

Il a été le plus bavard des accusés. Il a avoué. Il a contribué au recrutement, puis il a exfiltré les deux tueurs à gage qui ont exécuté le ministre d'Etat. Condamné par défaut lors de la première cour d'assises, il a fini par être arrêté. Il a formé opposition, il été rejugé et a écopé de vingt ans de prison.

Mais ce procès a été qualifié de non équitable, parce que le verdict n'a pas été motivé. C'est sur cette base qu'il demande, maintenant à être re-re-jugé. Voici deux ans et demi, lorsqu'il a été libéré sous condition, il a exprimé des regrets... "Ça vous accompagne toute votre vie. Je porterai toujours ce poids. On ne peut pas effacer son passé. J’éprouve beaucoup de regrets."

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André Cools avait été assassiné par balle sur l'avenue de l'Observatoire le 18 juillet 1991. © BELGA - BELGA

Il prend le risque d'une peine plus lourde. Sicilien d'origine, mineur, ajusteur de profession, puis braqueur, dealeur, faux-monnayeur, Mimo Castellino n'est pas un enfant de chœur. Il a été le plus bavard, mais n'a peut-être pas tout dit. Il a souvent été soupçonné d'être le "témoin protégé et payé", qui a permis d'élucider l'affaire Cools, ou d'en être proche. Il a toujours nié. C'est peut-être l'une des dernières chances de connaître, enfin, une vérité judiciaire définitive sur l'identité du ou des commanditaires.

Michel Gretry

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