L'ASBL Camp-puces, une halte d'accueil à moindre coût pour les parents en réinsertion professionnelle

Une halte d’accueil pour les parents en réinsertion professionnelle, le temps d’une formation, d’un entretien d’embauche, pour ceux qui souhaitent reprendre des études, c’est l’objectif de l’ASBL Camp-puces installé à Mons. Une aide indispensable pour certains parents isolés ou tout simplement ceux qui en ont le besoin.

"Il s’agit d’un milieu d’accueil flexible et occasionnel qui répond à la possibilité d’accueillir neuf enfants entre 0 et 6 ans. C’est une toute petite structure qui répond effectivement à ce que les autres structures d’accueil ne répondent pas, à savoir la possibilité de déposer à moindre coût", explique France Bouvez, la directrice.

Pour une heure, une demi-journée, une semaine ou un mois

Les parents peuvent effectivement déposer leurs enfants pour 1,50 euro de l’heure. "Pour une heure, pour une demi-journée, parfois pour une semaine, parfois pour un mois, simplement parce qu’ils sont dans des situations où ils sont en réinsertion professionnelle, en reprise d’études ou encore lorsqu’ils ont des contrats précaires, intérim, avec quelques jours de travail. Il faut donc répondre à une demande qui est très flexible."

La directrice donne l’exemple d’un papa isolé, stagiaire en formation Forem et de sa petite fille de 20 ans. "Il est seul depuis quelque temps avec cette enfant et il a dû faire face à un placement tout de suite, trouver un organisme d’accueil qui puisse accueillir sa petite fille. En même temps, on l’aide dans sa parentalité parce que ce n’est pas évident."

Pas de cadre légal

L’idée de ce type d’accueil a germé dans la tête d’étudiants de deuxième année en conseil social et assistante sociale de la Haute École en Hainaut. "Ils ont vraiment tenu de bout en bout ce projet, mais comme tout projet, à un moment donné vient le moment de la pérennisation et c’est parfois un peu compliqué de trouver les solutions pour qu’il soit pérenne."

Bien que contrôlées et autorisées par l’ONE, ces haltes d’accueil n’ont effectivement pas de cadre légal. "Dans la déclaration de politique de Communauté française, ils préparent visiblement quelque chose et j’espère qu’ils ne nous oublieront pas, puisqu’il y a une phrase qui parle des haltes d’accueil dans cette déclaration. Nous espérons donc véritablement qu’ils respecteront la particularité des haltes d’accueil, leur flexibilité, l’accueil à ce public précarisé qui a besoin à un moment ou à un autre de cette flexibilité et de cette possibilité d’avoir à moindre coût la possibilité de garder leurs enfants."

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RTBF
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